Sept équipes d’étudiants ont été récompensées pour la publicité ou le slogan qu’elles ont créé dans le cadre du projet Assume! On aperçoit sur la photo certains récipiendaires et des membres du personnel.

La prévention par et pour les jeunes

Les jeunes conducteurs sont encore surreprésentés dans les collisions au Québec. Des campagnes de prévention qui leur sont destinées sont pourtant lancées chaque année. Cette fois-ci, les messages de sensibilisation ont été créés par et pour les jeunes sur des affiches et en vidéos.

Plus de 200 étudiants en quatrième et cinquième secondaire de l’école J.-H. Leclerc de Granby, dans le cadre de leur cours d’étique et culture religieuse ou d’éducation financière, ont participé au nouveau projet Assume ! . Le défi consistait à créer des publicités ou des slogans autour des thèmes touchant la sécurité routière, dont la conduite avec les capacités affaiblies, la vitesse ou le texto au volant.

L’école a été approchée par la Société de l’assurance automobile du Québec pour participer au projet Assume ! . « On croit beaucoup en la prévention et la sensibilisation par et pour les jeunes », souligne Chantal Doyon, intervenante en toxicomanie à l’école secondaire J.-H. Leclerc.

« Assume, c’est un mot qu’on répète souvent à l’école quand on dit aux jeunes de prendre leur responsabilité, d’assumer », renchérit son collègue Éric Archambault, animateur de vie spirituelle et engagement communautaire, au sujet du nom du projet.

De toute évidence, les jeunes se sont sentis interpellés. Pas moins de 71 projets, soit 52 affiches et 19 vidéos, ont été créés en équipe. « La mort ne changera jamais d’avis », « Tu commençais tout juste à vivre » ou « Il n’y a aucune bonne raison pour texter au volant » sont des exemples de slogans imaginés et développés par les futurs ou nouveaux conducteurs.

« Ce que j’ai aimé, c’est que c’est fait par des jeunes, pour des jeunes. Ça a plus d’impact, ça rentre plus dans notre tête », mentionne Miaka, qui a participé à la création d’une vidéo.

« Au début, c’était un projet comme les autres, mais tu te rends compte que tu peux propager un message », affirme de son côté Marie St-Jean, qui a dessiné une affiche de prévention avec ses camarades.

« C’est vraiment un beau projet », souligne de son côté Élodie Pollender, qui espère que le projet Assume ! sera reconduit pour les futurs étudiants.

« C’est de les conscientiser que lorsqu’ils ont leur permis, ils ont des responsabilités. Que lorsqu’ils posent un geste inacceptable, ça entraîne des conséquences, indique Claire Bergeron, une enseignante en éthique et culture religieuse qui a participé au projet avec ses étudiants. L’éthique n’est pas à l’intérieur du cours. C’est à l’extérieur que ça se passe. »

La campagne de prévention ne se limite pas aux étudiants de l’école secondaire J.-H. Leclerc. Les publicités et slogans des sept équipes gagnantes seront diffusés sur les sites web du Service de police de Granby et de la commission scolaire du Val-des-Cerfs d’ici quelques semaines.

Les publicités sur pancartes seront acheminées dans les écoles de la commission scolaire et seront affichées sur les babillards dès la prochaine rentrée scolaire.

Les gagnants ont également vu leurs efforts récompensés en recevant des prix offerts par plusieurs partenaires.

Salon destiné aux jeunes
Ce nouveau projet est en quelque sorte un ajout au salon « Prévenir avant que ça arrive » qui existe depuis neuf ans à l’école J.-H. Leclerc et qui est organisé deux fois par année, dont une fois à cette période-ci alors que les bals de finissants approchent à grands pas. Des exposants étaient réunis sur la place publique de l’école, mercredi midi.

Un policier faisait entre autres essayer les lunettes fatale vision qui simulent la vision d’une personne avec un taux d’alcoolémie de .08 ou de .16. « On leur demande de marcher, de ramasser les clés tombées au sol », explique la policière Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby.

À quelques pas de là, les étudiants plongent dans une autre expérience en portant des lunettes qui simulent les distances de freinage lorsqu’on excède la limite de vitesse. Au final, le véhicule est impliqué dans une collision à une vitesse de 100 km/h, ce qui représente une chute de 14 étages !

« Ça leur parle toujours plus la technologie, indique Marc Fournier, de la Société de l’assurance automobile du Québec. C’est un bel outil pour leur démontrer les conséquences. »

Des étudiants au programme de mécanique automobile du CRIF étaient aussi présents pour sensibiliser les jeunes à l’importance d’avoir un véhicule en bonne condition sur la route. « Les jeunes n’ont pas toujours une voiture bien équipée. Ils ne voient pas nécessairement l’importance et on veut leur faire comprendre que même s’ils ont une bonne conduite, c’est important d’avoir un véhicule en règle, d’avoir de bons pneus », indique Mme Garand.