La supervision de la salle des pièces à conviction sera confiée à un employé civil plutôt qu’à un policier.

La police de Granby réaménage ses locaux

Des changements s’opèrent au sein du Service de police de Granby. La mise en place du nouvel organigramme se traduira notamment par le réaménagement de la salle des pièces à conviction et du quartier maître, qui seront désormais sous la supervision d’un membre du personnel civil.

La gestion de la salle où environ 1000 objets de toute sorte sont déposés chaque année en guise de preuve dans des dossiers qui seront éventuellement présentés devant les tribunaux était assurée par un policier du département des enquêtes. « Dans d’autres services, ce sont des civils et non des policiers qui s’en occupent et c’est vers ça qu’on s’en va », explique Christian Bonneau, capitaine au soutien opérationnel et technologie de l’information au Service de police de Granby.

Le policier qui était responsable de la salle des pièces à conviction sera affecté uniquement aux renseignements criminels et assistera les enquêteurs en crimes initiés et le personnel aux projets spéciaux.

C’était d’ailleurs l’un des objectifs du nouveau chef de police, Bruno Grondin, de revoir les tâches des policiers et de les redistribuer au besoin afin que les agents concentrent leur travail sur leur mandat premier, qui est d’assurer la sécurité de la population. C’est dans cette optique qu’un poste d’employé civil a été créé. 

Le nouveau venu, qui entrera en poste au début du mois de juin, aura donc la responsabilité de la salle des pièces à conviction. L’espace sera réaménagé afin de lui offrir un bureau qui sera séparé des objets saisis qui y sont entreposés et qui parfois, dégagent des odeurs, comme c’est le cas du cannabis par exemple.

L’éclairage et le système de ventilation seront revus.

Le capitaine Christian Bonneau du Service de police de Granby

L’employé assurera également la gestion du quartier maître, qui fait office de magasin général pour équiper les policiers, à l’exception des armes et des munitions. Menottes, vêtements, cire à chaussure, boutons de radio, étuis à bâton télescopique et vestes pare-balles figurent parmi les articles qui sont entreposés dans cette salle.

Jusqu’ici, un cadre du service de police en était responsable. « C’est un travail qui n’a pas besoin d’être fait par un policier », précise le capitaine Bonneau. 

Le quartier maître sera d’ailleurs réaménagé. Le projet d’informatiser l’inventaire à l’aide d’un système de code-barre devrait également voir le jour au cours de la prochaine année. « [Le but] est de le moderniser et l’informatiser, d’avoir un registre efficace », résume Christian Bonneau. 

La prise d’empreintes digitales des personnes qui doivent faire vérifier leurs antécédents judiciaires pour travailler en garderie, à l’école ou être bénévole dans une organisation ne sera plus effectuée par un policier qui y consacrait une demi-journée par semaine.

Cette tâche sera également dévolue au nouvel employé civil. Certaines personnes doivent fournir leurs empreintes lorsque leur sexe et leur date de naissance correspondent également à ceux d’une autre personne établie au Canada. 

Quant aux empreintes digitales de personnes qui sont arrêtées, elles seront toujours réalisées par un policier et non par un membre du personnel civil. 

Le service de police bénéficie d’un budget de 21 000 $ pour la réalisation des travaux de mise à niveau des locaux qui doivent être réalisés dans les mois à venir.