Trois oeuvres grand format sont apparues dans le paysage du centre-ville : à la bibliothèque Paul-O.-Trépanier (photo), à la place Johnson ainsi qu'au parc Miner.

La nouvelle image se dévoile

Granby est zoo depuis ce vendredi matin. Trois oeuvres grand format évoquant la populaire attraction touristique sont apparues au centre-ville au cours des dernières heures, marquant le lancement de la nouvelle image de marque de la ville.
Le toit de la bibliothèque Paul-O.-Trépanier, rue Dufferin, est désormais coiffé de tentacules de pieuvre dont la hauteur atteint six mètres. Une girafe rouge, haute de quatre mètres, surplombe pour sa part la place Johnson, rue Principale. Au parc Miner, aussi rue Principale, ce sont plutôt quatre méduses illuminées, d'une dimension de trois mètres par deux mètres, qui ont fait leur apparition. 
Trois autres oeuvres seront disposées ailleurs à Granby en août et en septembre, a laissé savoir jeudi la conseillère municipale et présidente de la Corporation commerciale et touristique de Granby et région, Julie Bourdon. 
« Trop souvent, on a entendu dire que la ville, même si elle est magnifique, est plate, qu'elle n'est pas vivante. Ce plan est à l'opposé de ça. On ne pourra pas plaire à tous. Mais je pense que ça va animer la Ville de façon unique », déclare le maire, Pascal Bonin.
Logique
Selon lui, la décision de miser sur ce qui permet à Granby de rayonner dans la région, au Québec et même ailleurs sur la planète depuis six décennies, c'est-à-dire le Zoo, est d'une « logique implacable ». Certains animaux sont même reconnus par leur prénom : comme Mumba le gorille ou Alcide l'hippopotame. « La ville est zoo et c'est ancré dans l'esprit des gens à un point plus grand qu'on pense. Ce sont des symboles très puissants de notre ville », estime le maire. 
L'idée du canard flottant sur le lac, qui avait été évoquée plus tôt cette année, a été écartée, a rapporté La Voix de l'Est jeudi, notamment car une autorisation du ministère de l'Environnement était nécessaire et les délais auraient été trop longs. 
La nouvelle image de marque de la Ville, qui devrait se déployer sur plus d'un an, vise à faire connaître Granby, à accroître le tourisme, mais aussi à développer un sentiment d'appartenance de la collectivité, explique Pascal Bonin. « On le fait aussi pour nos citoyens, pour qu'ils se sentent bien dans leur ville et qu'ils se sentent fiers », dit-il. 
Qui sait, souhaite le maire, d'autres joueurs des milieux socio-économique et touristique locaux pourraient être inspirés et avoir le goût de suivre cette vague ludique.
Granby est zoo depuis ce matin, affirment la conseillère municipale et présidente de Commerce et tourisme Granby et région, Julie Bourdon, ainsi que le maire, Pascal Bonin.
Promotion
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ces oeuvres apparaissent maintenant. Un des week-ends les plus occupés de l'année s'amorce à Granby avec la tenue du Challenger de tennis au tennis Saint-Luc, des Voitures anciennes au parc Daniel-Johnson et des Couleurs urbaines au centre-ville.
Des dépliants invitant les visiteurs à découvrir les oeuvres seront distribués lors de ces événements. Des activités familiales gratuites sont aussi prévues samedi et dimanche, de 10 h à 17 h, pour animer les sites transformés par l'art de rue, soit la bibliothèque, la place Johnson, ainsi que le parc Miner.
Autres initiatives liées à cette nouvelle image : un site Internet (granbyestzoo.com) a été mis en ligne, un concours Instagram est lancé et, ce vendredi, l'équipe de Commerce et tourisme Granby et région diffusera des capsules en direct sur Facebook (10 h 30, 12 h 30 et 14 h 30) pour dévoiler la petite histoire des oeuvres. 
Sur les six structures mises en place cette année, quatre seront permanentes et deux temporaires, soit les tentacules de pieuvre et les méduses, louées pour une période de deux mois à l'entreprise Design in the Air, en Angleterre. 
La girafe rouge, elle, a été réalisée par les artistes granbyens Marco de Muri et Jean-Yves Rhéaume. Le duo a aussi été mandaté pour produire les trois autres oeuvres à venir, qui devraient évoquer d'autres éléments distinctifs de la Ville, comme le vélo et le Festival international de la chanson de Granby, note Julie Bourdon. 
Le budget de 155 000 $ accordé à ce projet sera respecté, assure le maire Bonin. Ce dernier souligne par ailleurs que tout cela ne « sort pas d'un chapeau ». Cela fait environ deux ans que le projet cogite dans l'appareil municipal. « On a eu un plaisir fou à travailler là-dessus. Ça a motivé les troupes. La corporation (commerciale et touristique) a mis l'épaule à la roue. Tous les employés aussi », lance Pascal Bonin en saluant le travail effectué par la conseillère Julie Bourdon dans ce dossier.