Le directeur général de la Fondation, Denis Mercier, en compagnie du préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin.
Le directeur général de la Fondation, Denis Mercier, en compagnie du préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin.

La MRC remet 200 000 $ à la Fondation SÉTHY

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
Pour réaliser son plan 2020-2023 de conservation des milieux humides, la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (SÉTHY) pourra compter sur la contribution de la MRC de la Haute-Yamaska. Celle-ci lui versera 50 000 $ par année pour les quatre prochaines années.

Ce partenariat n’est pas nouveau, les deux organismes en étant déjà à leur troisième collaboration depuis 2014. La mise en commun de leurs efforts a notamment permis de créer 75 hectares de terrains protégés à perpétuité, tout en incitant une centaine de propriétaires de la MRC à s’engager à conserver leurs boisés et milieux humides. À ce jour, on estime que 2870 hectares profitent minimalement d’une déclaration d’intention de protection.

Le plan d’action 2020-2023 de la Fondation vise principalement la conservation et la restauration de l’intégrité écologique des milieux naturels d’intérêt sur le territoire, la mise en place de mesures pour y arriver, ainsi que la sensibilisation des citoyens, en particulier des propriétaires de milieux naturels.

Les grandes tourbières et les corridors écologiques sont entre autres priorisés par SÉTHY.


« En priorisant les milieux abritant des espèces vulnérables ou menacées, les actions posées par l’équipe de la Fondation SÉTHY se traduisent par des gains importants au niveau de la biodiversité. »
Denis Mercier, directeur général de la Fondation SÉTHY

Selon le directeur général de la Fondation, Denis Mercier, ces grandes orientations tiennent compte des changements climatiques, de l’étalement urbain et de la prolifération des espèces exotiques envahissantes; des facteurs qui, combinés, nuisent à la planète.

Cette aide financière vient donc à point nommé. «La MRC, par son engagement à long terme, assure une certaine stabilité à la Fondation. On essaie de faire fructifier cet octroi en l’utilisant comme levier pour aller chercher d’autres subventions et divers mandats», indique M. Mercier.

«En priorisant les milieux abritant des espèces vulnérables ou menacées, les actions posées par l’équipe de la Fondation SÉTHY se traduisent par des gains importants au niveau de la biodiversité», ajoute-t-il.

M. Mercier donne pour exemple le travail de préservation du Petit Blongios, une espèce d’oiseau menacée que l’on retrouve au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin à Granby, et du Goglu des prés, présent sur le territoire de Granby.