« Avoir un plan de développement par rapport à sa business, c’est important », a dit le ministre de l’Agriculture et député de Johnson, André Lamontagne, lors de l’annonce.

La MRC d’Acton se dote d’un Plan de développement de la zone agricole

Québec aidera la MRC d’Acton à soutenir davantage ses producteurs agricoles et forestiers.

Le ministre de l’Agriculture et député de Johnson, André Lamontagne, en a fait l’annonce lundi dans une ferme de Roxton Falls, en Montérégie.

« On se mobilise pour être plus performant, a-t-il indiqué, entouré d’un tracteur et de représentants locaux. La MRC aura une meilleure vision sur comment valoriser l’agriculture. »

Un peu plus de 40 000 $ lui est alloué pour démarrer un Plan de développement de la zone agricole (PDZA). Bien que son territoire soit dédié à 98 % à l’agriculture, Acton était l’une des dernières MRC à ne pas en avoir.

« Mettons que c’était le temps ! a dit M. Lamontagne. Avoir un plan de développement par rapport à sa business, c’est important. »

Le PDZA établira les mesures à prendre. À terme, le soutien pourrait prendre la forme d’une campagne de promotion, d’un marché public ou encore d’une mesure destinée à une industrie en particulier. 

Contraintes

Producteur laitier, Éric Beauregard­ donne l’exemple du Centre d’insémination porcin du Québec, situé près de chez lui, à Roxton Falls, et qui n’a pas accès à l’internet haute vitesse.

« C’est quasiment impensable de ne pas avoir ça en 2019, dit celui qui est aussi président du Syndicat de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la rivière Noire. Ça leur fait bien des contraintes. Aujourd’hui, tout se fait par internet. »

Avant d’entrer en action, la MRC va d’abord recenser toutes les fermes et forêts de son territoire afin d’en avoir le portrait exact. Suivra une série de consultations impliquant les acteurs municipaux et agricoles afin d’établir une vision.

Finalement, des mesures d’aide seront prises « pour faire face aux nombreux défis à venir », dit Jean-Marie Laplante, maire de Roxton Falls et préfet de la MRC. « On veut connaître la réalité de nos producteurs et favoriser un maillage entre les citoyens et eux. »

« On espère une belle participation, dit Karine Filiatrault, conseillère au développement et à l’entrepreneuriat collectif à la MRC d’Acton et personne-­ressource pour le PDZA. On cherche les avis, les idées. »

Retard

Pourquoi avoir tant tardé pour enclencher un PDZA? Ailleurs, des plans de ce type ont coûté jusqu’à 250 000 $ et « on n’a pas ces moyens-là », explique M. Laplante. « On va voir quels sont les besoins et ce qu’on veut, c’est un plan d’action. »

Car l’agriculture est tenue pour acquise et « on néglige son potentiel », mentionne le président de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, présent lors de l’annonce. Il rappelle que le budget du ministère de l’Agriculture n’a cessé de baisser depuis 2008 « à cause des coupures », et sent que la CAQ veut « travailler au développement économique » de ce secteur.

Les mesures qui découleront du PDZA de la MRC d’Acton pourront faire l’objet d’aides supplémentaires de Québec. « Si on me demande un chèque, ça va me faire plaisir de le faire ! » a dit le ministre.