Une piste multifonctionnelle fera son apparition dans le secteur des rues Laval et Horner.

La mobilité active en marche

La Ville de Granby profitera des travaux de renouvellement des infrastructures souterraines dans le secteur des rues Horner, Laval, Cowie et Robinson pour poser en 2018 un nouveau jalon favorisant la mobilité active, où la marche et le vélo sont à l’honneur.

« C’est l’introduction du phénomène de mobilité active dans les vieux quartiers, à proximité d’une école », a commenté le maire, Pascal Bonin, au terme de la dernière séance du conseil municipal au cours de laquelle l’avis de motion décrétant une dépense de 2 millions de dollars et un emprunt de 611 000 $ pour ces travaux a été déposé.

Si les précédents projets du genre, réalisés au cours des deux dernières années, ont suscité l’inquiétude, voire une levée de boucliers de citoyens, particulièrement dans la rue Léger, le concept semble de plus en plus accepté. C’est du moins ce qui ressortirait d’une récente présentation du projet aux résidants du quartier où les travaux se dérouleront cet automne.

« Dans l’ensemble, ça a été bien accueilli. La réception est meilleure qu’au départ », affirme l’ingénieur de projets à la Ville, Martin Cloutier.

Comme pour le projet de réaménagement du centre-ville, un montage vidéo a d’ailleurs été préparé et présenté lors de la séance du conseil pour illustrer l’allure qu’aura le secteur visé par les travaux, une fois les aménagements terminés. Il peut être visionné sur le site Web de la Ville dans la section Travaux projetés en 2018, sous l’onglet Citoyens.

« Le vidéo est clair sur ce qu’on va faire », fait valoir Pascal Bonin.

Les travaux se déploieront sur un total d’environ 600 mètres, rue Horner (entre les rues Robinson et Albert), Laval (entre les rues Ste-Marie et Cowie) ainsi que Cowie (entre les rues Laval et Robinson).

Sécuritaire
Les rues Laval et Horner seront dotées d’une piste multifonctionnelle, tandis qu’une piste cyclable avec marquage au sol sera aménagée rue Robinson, entre les rues Ste-Rose et Horner, note Martin Cloutier.

Le conseil municipal posera en 2018 un nouveau jalon favorisant la mobilité active.

« Ça va permettre d’acheminer les élèves de façon plus sécuritaire vers l’école [Assomption] », relève l’ingénieur de projets.

Selon lui, certains segments de trottoirs seront retirés dans l’opération, mais l’un des deux côtés de la rue comprendra toujours un ouvrage pour permettre les déplacements des piétons et des cyclistes.

Le maire Bonin précise par ailleurs que la Ville devrait acquérir une portion de terrain de l’entreprise Tradelco pour permettre les aménagements projetés. « On a une belle coopération. Je tiens à le souligner », affirme-t-il.

Selon lui, c’est un « changement de cap extrême ». « Ce que le conseil de ville essaie de faire, c’est vraiment de donner une option aux gens pour qu’ils puissent se déplacer de façon différente », déclare-t-il.

Le maire souligne en outre que les aménagements de mobilité active réalisés ne seront pas un copier-coller de ce qui a été fait dans d’autres secteurs de la Ville. « C’est un peu plus périlleux à cause de la densité, avec l’école et la piscine. C’est une autre dynamique. [...] C’est un nouveau design. On a effacé ce qu’on avait fait avant et on est parti ailleurs », dit-il, en ajoutant que la mise en œuvre du plan de mobilité active est appelée à se peaufiner au fil du temps.

Trois mois
D’abord estimés à 1,7 million de dollars, les coûts du projet ont été revus à la hausse à 2,6 millions, notamment parce qu’il a été décidé, selon Martin Cloutier, d’acheminer un « hémisphère pluvial » à la rivière, afin de réduire les débordements dans le cours d’eau en cas de pluie.

Au-delà de l’ajout d’aménagements dans les rues, le gros morceau du projet demeure le remplacement des conduites souterraines d’égout et d’aqueduc de ce secteur, qui datent des années 1950.

« On avait relevé des déficiences au niveau des égouts et une déficience hydraulique au niveau des conduites d’eau potable. Le secteur était devenu prioritaire », affirme l’ingénieur de projets.

Selon lui, les travaux devraient s’étirer sur environ trois mois et débuter à l’automne.