La ministre du Développement économique, Mélanie Joly, était de passage à Granby, mercredi, pour discuter avec des entrepreneures de la région des difficultés engendrées par la pandémie.
La ministre du Développement économique, Mélanie Joly, était de passage à Granby, mercredi, pour discuter avec des entrepreneures de la région des difficultés engendrées par la pandémie.

La ministre Mélanie Joly rencontre les femmes entrepreneures de la région

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
La ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, était présente à Granby, mercredi, pour prendre part à une table ronde visant à discuter des enjeux liés à la COVID-19 auxquels font face les femmes entrepreneures.

Une douzaine de femmes d’affaires se sont ainsi réunies mercredi en soirée pour discuter avec la ministre Mélanie Joly des difficultés engendrées par la pandémie dans leurs secteurs d’activités respectifs. Les effets du Fonds d’aide et de relance régionale (FARR), visant à aider les petites et moyennes entreprises à obtenir du financement rapidement, ont aussi été discutés.

Il était important pour la députée fédérale de s’entretenir avec des entrepreneures, car «les données montrent qu’il est plus difficile pour les femmes d’obtenir du financement». Les femmes présentes, heureuses d’être consultées, en ont profité pour faire part de leurs préoccupations les plus importantes à Mme Joly.

La PCU, une adversaire de taille

Si le manque de liquidités, les difficultés d’approvisionnement et la nécessité d’assurer une forte présence numérique ont été mentionnés, le manque de main-d’œuvre est la problématique qui est revenue le plus souvent.

«Mon cheval de bataille, c’est la PCU», n’a pas hésité à affirmer Lise Déziel, présidente directrice générale de Cordé électrique. Quelques entrepreneures présentes ont mentionné avoir été placées face à un dilemme moral lorsque certains employés leur ont demandé d’être payés sans que les heures travaillées soient déclarées, pour qu’ils puissent continuer à bénéficier de la Prestation canadienne d’urgence.

«Dans les circonstances, j’entends leur cri du cœur pour avoir accès à de la main-d’œuvre, exprime Mélanie Joly. Les problèmes de pénurie de main-d’œuvre étaient présents avant la pandémie. La pandémie les a parfois exacerbés ou atténués et il faut trouver le juste équilibre dans un monde qui est incertain.»

Certaines femmes ont même mentionné leur désir d’obtenir une ligne où elles pourraient dénoncer les personnes refusant du travail pour obtenir les 2000$ offerts par le gouvernement fédéral. Malgré les problèmes que la PCU a pu créer pour les employeurs, la ministre du Développement économique ne compte toutefois pas aller dans cette voie.

«Je pense que notre objectif c’est d’être positif plutôt que d’être dans la délation, fait-elle valoir. On arrive avec de nouvelles mesures qui vont remplacer la PCU et qui vont être des incitatifs au retour au travail.»

Ces nouvelles mesures d’aide, plus restrictives, seront implantées vers la fin du mois de septembre et viendront remplacer la PCU.

Mélanie Joly considère essentiels ces moments passés à s’entretenir avec les entrepreneures. «J’aime avoir une compréhension sur le terrain, savoir ce qui se passe dans leur réalité. C’est après qu’on peut s’ajuster et rectifier le tir», explique-t-elle.