La ministre Marie-Claude Bibeau et le député Pierre Breton ont visité le Roi de la fraise, une entreprise maraîchère qui est une propriété de la famille Maynard.

La ministre Bibeau rencontre les propriétaires du Roi de la fraise

Connaître les enjeux, les préoccupations, mais également les pistes de solution des agriculteurs. Voilà le mandat que s’est donné la ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, qui a profité de son passage dans la région pour rencontrer la famille Maynard, propriétaire de l’entreprise maraîchère le Roi de la fraise.

« Je trouve que la meilleure façon de découvrir les secteurs et de les comprendre, c’est de se rendre sur les fermes. C’est vraiment important pour comprendre c’est quoi les enjeux, c’est quoi les défis, c’est quoi les solutions qu’ils voient aussi », estime la ministre, qui a accepté l’invitation de son collègue Pierre Breton, député de Shefford, à visiter une entreprise de Saint-Paul-d’Abbotsford, mercredi.

Le Roi de la fraise cultive entre autres des fraises, des framboises, des pommes, des citrouilles, des courges et du maïs sucré sur ses quelque 220 acres de terre. La ministre et le député ont d’ailleurs eu droit à une visite des installations animée par l’une des filles des propriétaires, Johannie Maynard.

« De voir qu’il y a la prochaine génération qui se prépare, c’est encourageant, affirme la ministre Bibeau. C’est une femme et ça aussi, c’est bien. On ne parle pas assez souvent des femmes en agriculture. Comme première ministre de l’Agriculture au Canada, ça me tient à cœur. »

La relève est d’ailleurs un enjeu important pour les agriculteurs. « C’est un beau projet. C’est des préoccupations parce que les terres ne sont pas données. Ce qui est plus difficile, c’est que les gens ne comprennent pas tous l’agriculture, ils ne voient pas tout le travail qui est fait derrière. Il faut faire connaître l’agriculture le plus possible », affirme Johannie Maynard, aux côtés de son père Gino Maynard et de sa mère, Josée Larose.

L’importance de la main-d’œuvre a également été soulignée à la ministre. Le Roi de la fraise emploie 14 travailleurs en provenance du Mexique. « Il ne faut pas que ça arrête. C’est notre base. Si on n’en a plus, ça ne marchera plus », dit M. Maynard.