L’importateur Mario Ménard lancera bientôt sa bière La Ménard, brassée par la Brasserie Saint-Sylvestre, en France, pour souligner ses 33 ans de carrière.

La Ménard, une bière blonde et goûteuse

Une nouvelle bière bientôt sur les tablettes de la SAQ plaira particulièrement aux amateurs portant le patronyme Ménard. Et ils sont plus de 270 dans la région de Granby et du Richelieu. L’importateur du nectar houblonné, Mario Ménard, lancera en effet la bière La Ménard à la fin du mois pour souligner plus de 30 ans de carrière.

L’idée vient de ses enfants qui, pour ses 70 ans, fêtés il y a deux ans, lui ont livré cinq caisses de bières portant une étiquette de La Ménard lors de sa soirée d’anniversaire. Puis, l’idée a germé et a suivi son cours jusqu’à ce que le Granbyen d’origine décide de se lancer dans cette nouvelle aventure, lui qui a toujours rêvé d’ouvrir une brasserie.

Faute d’avoir réalisé ce rêve, il a quand même pu brasser une bière en collaboration avec la Brasserie St-Sylvestre, située en France. Les brasseurs de la bien connue 3 Monts ont accepté de relever le défi selon les spécificités fournies par M. Ménard.

L’importateur a travaillé avec les propriétaires de la Brasserie St-Sylvestre depuis le début des années 90. Il n’a donc pas été difficile de convaincre l’équipe de brasser une bière pour lui.

Le propriétaire actuel « m’a envoyé le premier échantillon d’un produit, raconte-t-il en entrevue. Je l’ai trouvé intéressant, mais je voulais une bière qui était, d’une part, goûteuse et blonde, mais qui plairait à un large public. J’ai demandé quelques changements. Ça n’a pas été difficile de trouver la recette parce que c’était pour notre marché. Pour eux, ils savaient qu’après trente ans, j’avais une bonne idée de ce que le consommateur recherchait. Je ne voulais pas non plus avoir une bière pour ceux que j’appelle les geeks, ceux qui sont de grands découvreurs. »

Le produit fini est composé de 90 % d’orge et de 10 % de blé, ce qui permet d’avoir un petit goût d’agrumes. Quelques caisses ont d’ailleurs été vendues en importation privée, à l’automne passé, et « les consommateurs ont réagi très positivement. »

Lancement à Granby

La Ménard, c’est aussi un hommage à la famille, dit-il. Mario Ménard est arrière-grand-père et sa mère est encore bien en vie. La famille est grande. C’est pour cette raison qu’il a choisi de lancer son produit à Granby, où une bonne partie de sa famille habite toujours.

Le lancement de La Ménard aura lieu le 29 juin sous la tente à la SAQ de la rue St-Jude. Il espère qu’une centaine de personnes se présentera pour déguster et acheter la bière, offert pour l’instant en format de 130 ml. L’importateur passionné espère l’offrir aussi en canette et, si La Ménard connaît un bon succès, brasser une version grand cru ou de réserve.

Le premier brassin a un taux d’alcool de 6,7 % et est qualifié de bière forte à fermentation haute. Un verre exclusif a par ailleurs été créé pour la déguster. Sa mousse est abondante et la bière présente des arômes de houblon frais, un goût doux, rafraîchissant avec une légère amertume.

Seulement 300 caisses de 24 de La Ménard ont été livrées dans les SAQ. Le nombre de succursales qui en recevront n’est toutefois pas connu.

Pour les impatients, elle sera disponible à l’unité ou à la caisse dès le 22 juin. Il est même possible de la réserver.

Plus de 33 ans de passion

Mario Ménard a cofondé sa première entreprise d’importation de bières en 1986 avec un partenaire d’affaires. Il avait trouvé une façon de vivre de sa passion pour la bière, née alors qu’il était jeune adulte.

Il a fondé ou a été associé pour quatre entreprises. La quatrième, les Sélections Mario J. Ménard, est toujours active et son fondateur est loin de songer à la retraite.

En trois décennies, il a vu le monde de la bière évoluer de façon exponentielle. « Il y a 30 ans, les amateurs de bières avaient découvert toutes les bières du Québec en trois semaines. Aujourd’hui, on aurait besoin de trois ans à une bière par jour pour dire qu’on a tout essayé ce qu’il y a sur le marché. »

Et encore, les microbrasseries changent régulièrement leur menu bière et développent constamment de nouvelles recettes.

Son métier n’est que plus intéressant, puisque cette effervescence est aussi présente à l’extérieur du Canada. Son amour de la bière ne se tarit pas et, jusqu’à ses derniers jours, il compte bien profiter de ce nectar.