Ne pouvant plus accueillir ses clients durant la pandémie, le restaurateur Brian Proulx (deuxième à partir de la gauche) et son équipe ont converti la salle à manger en boutique et la cour en terrasse.
Ne pouvant plus accueillir ses clients durant la pandémie, le restaurateur Brian Proulx (deuxième à partir de la gauche) et son équipe ont converti la salle à manger en boutique et la cour en terrasse.

La Maison Boire fait un pas de plus vers l’autosuffisance

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Une nouvelle étape dans le projet d’autosuffisance que caressent les artisans de la Maison Boire vient d’être franchie. Les fruits de la toute première récolte de son potager feront leur apparition dans les plats pour emporter du restaurant, cette semaine.

C’est sur des terrains appartenant à sa famille, à Sainte-Cécile-de-Milton, que le propriétaire de l’établissement, Brian Proulx, a choisi d’aménager son potager. En mars, les graines de plus d’une centaine de fruits et légumes, de même que de plus d’une cinquantaine de plantes médicinales y ont été semées.

« On parle de tout ce qu’on peut utiliser au restaurant : des carottes, du chou, de la laitue, des pois, des concombres, des tomates, des piments », énumère le chef.

Un jardinier a été embauché pour faire grandir et prendre soin de ces précieuses récoltes.

Celles-ci serviront bien sûr à la préparation des repas du restaurant ; les surplus seront mis en conserve pour l’hiver et pourront aussi être offerts à la clientèle sous forme de paniers.

En mars, les graines de plus d’une centaine de fruits et légumes, de même que de plus d’une cinquantaine de plantes médicinales, ont été semées. Mateusz Plesiewicz a été embauché comme jardinier pour faire grandir et prendre soin de ces précieuses récoltes.

« On pense qu’on va être en mesure d’être autosuffisants cette année, mais on attend de voir la saison. Cet été est un test », confie M. Proulx.

Rappelons que celui-ci s’était donné un horizon de dix ans pour rendre son restaurant entièrement autosuffisant. Déjà, le papier et le carton sont recyclés et transformés sur place pour faire du papier maison. Les aliments sont utilisés à leur plein potentiel pour limiter le gaspillage. La vaisselle de céramique est faite sur place. Les cendres du feu sur bois utilisé pour la cuisson sont réutilisées dans la fabrication de savon à lessive.

Le propriétaire du restaurant nommé le plus vert au Canada caresse le projet d’avoir sa propre forge pour fabriquer ses ustensiles et moudre sa propre farine, entre autres choses.

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Boutique et terrasse

D’autres initiatives tiennent le restaurateur occupé. Ne pouvant plus accueillir ses clients durant la pandémie, le restaurateur a converti sa salle à manger en boutique où des produits cuisinés sont mis en vente.

À compter de cette semaine, l’endroit servira aussi de point de chute dans le cadre du Projet Arrivage, qui vise à faciliter la distribution de produits agroalimentaires locaux et régionaux et à en faciliter l’accès au public.

La Maison Boire s’affaire aussi à transformer sa cour en terrasse afin de recevoir sa clientèle en respectant la distance physique minimale exigée par la santé publique, lorsque cette dernière lui permettra de le faire.

« On va avoir une cuisine et un bar extérieur, et les tables seront séparées par des grosses boîtes à fleurs, illustre M. Proulx. En bout de ligne, avec notre jardin et notre cour, on va grossir notre capacité d’accueil. »