La Maison Boire a consacré une partie de la semaine dernière à la promotion de... l’artisanat. Sur la photo, le chef et copropriétaire du restaurant, Brian Proulx.

La Maison Boire a l'environnement à coeur

Le restaurant la Maison Boire de Granby a éteint ses fourneaux en début de semaine pour une noble cause. À quelques jours du début de l’été, le chef et copropriétaire du restaurant, Brian Proulx, a décidé de consacrer cinq jours à l’animation d’ateliers verts. Car entre ses murs, on alimente aussi une passion pour l’environnement.

C’est en quelque sorte un festival de l’artisanat qui a pris fin dimanche à la Maison Boire, illustre Brian Proulx.

Depuis mercredi, lui et ses partenaires ont accueilli des élèves de différentes écoles de Granby venus apprendre quelques techniques d’artisanat pratiques. Les jeunes ont notamment pris part à des ateliers de confection de savon à lessive, de papier et de fabrication de vaisselle en céramique à partir de glaise naturelle. 

Selon le chef, environ 300 jeunes auraient pris part aux ateliers depuis mercredi.

« C’était un peu un test cette année. On voulait voir si on pouvait organiser des ateliers comme ça avec les jeunes et que ce soit plaisant. C’est sûr qu’on aimerait renouveler l’expérience l’an prochain », avance-t-il.

Collaboration

La Maison Boire a également débuté un projet de collaboration avec l’école primaire Sainte-Famille, la commission scolaire du Val-des-Cerfs, la direction de la Santé publique et la Fondation du Centre hospitalier de Granby. 

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Le restaurant a consacré une partie de sa cour arrière à la culture de tomates pour un groupe d’élèves de l’école. 

« Ce sont eux qui ont parti les plants et ils sont venus les planter ici à la fin des classes. L’entente est que nous nous en occupons pour l’été et nous réunirons tout le monde pour une fête des récoltes à l’automne », avance le chef. 

Un projet qui s’inscrit dans sa volonté de mettre de l’avant des habitudes de consommation plus durables pour l’environnement, puisque le restaurant cultive également une partie de ses aliments sur son toit. 

Des cendres... à la lessive

L’engagement de la Maison Boire pour l’environnement n’est pas nouveau. « L’objectif qu’on s’est donné au départ, c’est de devenir zéro déchet et autosuffisant en dix ans. On fait beaucoup d’efforts, notamment en choisissant nos producteurs dans un rayon de 70 km, et en offrant un menu majoritairement vegan », dit le chef Proulx.

L’entreprise a également développé des stratégies pour mieux gérer ses rejets à l’interne. 

« Notre point fort, c’est la cuisine sur feu de bois, mais ça donne beaucoup de cendres. On a donc appris à fabriquer notre savon à lessive à partir de cette cendre », explique-t-il.

Même chose pour le papier. « À cause des menus, on se ramasse avec vraiment beaucoup de papier. On a commencé à refaire du papier. On le déchiquète, on le fait tremper, on le presse et, au final, on a une sorte de papier un peu cartonné vraiment intéressant », ajoute-t-il. 

« Ce sont des choses que nous faisions déjà au restaurant, mais que personne ne savait. Les derniers jours ont été l’occasion de partager cela avec la communauté. » 

Bien que la Maison Boire est déjà certifiée par l’organisme LEAF, Brian Proulx aimerait amener son restaurant à un autre niveau. 

« Je pense que ce serait envisageable qu’à moyen terme, le restaurant devienne un OSBL. Il pourrait faire partie d’un projet plus gros et proposer le volet restauration sous la forme d’un organisme social », explique-t-il sans toutefois trop s’avancer.