Les participants à la Journée du patrimoine troqueront la promenade à pied pour la découverte virtuelle cette année.
Les participants à la Journée du patrimoine troqueront la promenade à pied pour la découverte virtuelle cette année.

La Journée du patrimoine de Granby sur Facebook

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
Se réinventer est à la mode par les temps qui courent. C’est exactement ce que le groupe granbyen Ma ville mon patrimoine a fait pour maintenir sa journée annuelle du patrimoine. À défaut de convier les amateurs d’histoire en personne, les organisateurs leur donneront rendez-vous sur Facebook le 30 mai.

«On avait d’abord l’intention d’annuler l’activité, mais dans un souci de préserver l’intérêt pour le patrimoine de Granby, on a décidé de l’organiser quand même», explique l’un des membres de l’organisme, Daniel Beauregard.

Cette journée thématique sera la quatrième en autant d’années. Il y a d’abord eu la visite du quartier des églises en 2017, puis une randonnée dans le quartier bordant le parc Victoria en 2018, suivie d’un parcours de découverte le long de la rivière Yamaska l’an dernier. Bon an mal an, environ 200 curieux prennent part à l’activité.

«Village français»

Le rendez-vous 2020 permettra la découverte de ce qu’on appelait autrefois le «village français» de Granby. Ce qualificatif a vu le jour à l’époque où les Canadiens français ont commencé à occuper plus de place sur le territoire de Granby, vers la fin du 19e siècle, laisse entendre M. Beauregard.

Ce «village» s’étendait autour de l’église Notre-Dame, à travers les rues Saint-Joseph et Cowie, notamment, non loin des usines Imperial Tobacco, Esmond Mill et Miner Rubber Company.

Capsules vidéos

En s’abonnant à la page Facebook de Ma ville mon patrimoine, les curieux pourront avoir accès, le 30 mai, à une foule d’informations sur les lieux et l’époque. «On n’a pas encore décidé si ce sera en direct. On est présentement dans le montage des capsules vidéos sur les différents points d’intérêt de cette partie de la ville.»

Dans ces clips, l’historien Richard Racine attirera l’attention des internautes sur l’église Notre-Dame, le cimetière de la rue Cowie et quelques maisons ancestrales de la rue Saint-Joseph, entre autres.

Des photos actuelles du quartier pourraient aussi venir bonifier l’expérience. Tout comme des esquisses urbaines illustrant ce quartier.

Car la Journée du patrimoine est habituellement suivie par un groupe de «sketchers» qui profite du moment pour réaliser sur place des esquisses des sites mis en vedette.

«Et on veut les inviter à participer encore cette année», affirme Daniel Beauregard. Au lieu de réaliser leurs oeuvres le jour même de l’activité, ces artistes pourraient dès maintenant peindre ou dessiner leurs endroits chouchous du «village français» et faire parvenir une photo à Ma ville mon patrimoine à temps pour que le groupe puisse les publier le 30 mai.

M. Beauregard voit d’un bon oeil la migration temporaire de la Journée du patrimoine vers le Web. «Peut-être qu’on va atteindre un plus grand nombre de participants si les gens n’ont pas à se déplacer. Ça nous permet également de renouveler le concept et d’alimenter davantage notre page Facebook.»