«Ce n’est pas une situation qui est fort agréable, surtout que ce sont les contribuables qui paient au bout du compte », évoque le préfet et maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin.

La hausse des coûts de la SQ dénoncée en Haute-Yamaska

Le conseil des maires de la MRC Haute-Yamaska joint sa voix à d’autres MRC du Québec qui dénoncent une hausse tarifaire de la Sûreté du Québec supérieure aux estimations gouvernementales et dont le montant a été révélé seulement après l’adoption des budgets municipaux.

Comme dans d’autres MRC, les élus ont adopté, jeudi soir, une résolution refusant d’assumer une hausse de tarif supérieure à 3 % pour le coût des services de la Sûreté du Québec et dénonçant le retard dans la réception des factures.

Dans la Haute-Yamaska, la hausse globale approche les 157 000 $. En considérant l’aide financière du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, la moyenne de l’augmentation est de 6,2 % pour les sept municipalités du territoire à être desservies par la SQ.

Avec 5 %, Roxton Pond connaît la plus petite augmentation de la MRC, mais devra tout de même débourser 20 977 $ de plus. À Saint-Joachim-de-Shefford, la facture augmente de 7,9 %, soit 9873 $. Si Shefford voit le montant de la sienne grimper de 68 146 $, cette somme ne représente en fin de compte qu’une hausse de 5,9 %, étant donné la richesse foncière plus élevée de cette municipalité.

« Pour le territoire de la Haute-Yamaska, comme dans Brome-Missisquoi et dans Rouville, on se situe à plus du double de ce qui était prévu par le gouvernement. Ce n’est pas une situation qui est fort agréable, surtout que ce sont les contribuables qui paient au bout du compte », évoque le préfet et maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin.

« D’une complexité épouvantable »
La richesse foncière uniformisée, l’augmentation de la population et la hausse du salaire des policiers sont des facteurs à considérer dans le calcul tarifaire de la Sûreté du Québec. « Je n’embarquerai pas dans la mécanique, parce que la feuille d’explications..., indique M. Sarrazin, se contentant d’ajouter : quand tu veux noyer un poisson, tu ne peux pas faire mieux que ça. C’est d’une complexité épouvantable et tout le monde le dénonce. »

M. Sarrazin ajoute que la valeur foncière des terres dans la MRC est en forte progression et les évaluations foncières sont élevées. Cela fait en sorte que la région, en incluant les MRC voisines, est l’une de celles qui subissent la plus grande hausse.

Trop tard pour le budget
Le préfet a eu récemment l’occasion de dîner avec le ministre du MAMOT, Martin Coiteux, et la ministre responsable de la Montérégie.

Il a cru déceler une certaine ouverture de la part de M. Coiteux, surtout lorsqu’il est question de délais dans la livraison des factures.

Le 22 décembre, la plupart des municipalités ont reçu une intention de facture, mais il était trop tard pour plusieurs pour corriger le tir dans le budget.

« Dans mon cas, à Ste-Cécile, on pensait que l’augmentation serait de 3 %, mais on l’a majoré à 5 %. En réalité, elle est à 6,2 %. Sur mon budget, ça me fait un manque à gagner de 9700 $. Tout est compté quand on fait le budget », relève M. Sarrazin.