Depuis des années, Diane Barabé est membre du Club de golf Miner, où elle se sent comme chez elle.

La Granbyenne Diane Barabé «arbitrera» les grands du golf

La matinée était parfaite quand Diane Barabé nous a accueillis au Club de golf Miner, à Granby. Attablée sur la terrasse, la dame se préparait à vivre une expérience unique : devenir la première Québécoise à occuper un poste d'officiel des règles à l'Omnium canadien de golf. Du 21 au 27 juillet, elle sera sur les allées du Club Royal Montréal, qui recevra plusieurs des meilleurs joueurs masculins de la planète.
Quand on lui demande comment elle en est arrivée là, la Granbyenne n'est pas certaine de la réponse! « Je ne suis pas du style à frapper aux portes. C'est la United States Golf Association qui m'a envoyé une invitation et je me suis empressée d'écrire à Golf Canada pour savoir si c'était correct pour eux, car ils défraient mes frais de voyage et de subsistance. Ils ont accepté! », raconte la dame de 65 ans en souriant.
Pourtant, ceux qui connaissent son parcours des dernières années ne s'étonnent pas de cette « promotion ». Cette amoureuse du golf évolue maintenant dans l'arbitrage à l'échelle provinciale, nationale et même internationale. L'an dernier, elle a d'ailleurs obtenu sa certification du Royal and Ancient Golf Association (R&A), à St. Andrews en Écosse, véritable passeport international vers les grands événements. Elle a depuis « officié » l'US Women Open de 2013 et 2014.
Émouvant et stressant
Diane Barabé se dit aujourd'hui émue d'être conviée à l'Omnium canadien à Montréal. « Tu vises toujours les tournois de grande envergure avec des professionnels de partout. C'est le rêve de tout officiel. En fait, j'étais éberluée qu'on me demande ça. J'ai confiance en mes moyens, mais c'est tellement énorme que ça surprend. »
Parfaitement bilingue, Mme Barabé fera partie d'une équipe composée de quatre officiels canadiens et d'autres provenant de la PGA, tous des anglophones. L'ampleur de l'événement ajoutera à l'adrénaline, croit-elle. « On peut être 12heures à ne rien faire, puis tout à coup, on est appelés à intervenir. C'est un 30 secondes de panique. Il suffit de respirer par le nez. C'est sûr que cette anxiété sera présente, car ce sont des professionnels qui gagnent leur vie avec le golf. » Pourtant, la juge est plus que bien préparée. Armée de sa bible, le livre des décisions du golf, elle connaît les règles sur le bout de ses doigts. « Mais jamais assez, ajoute-t-elle. On étudie tout le temps. »
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