Oriana Familiar est la coordonnatrice en développement durable du nouveau département de gestion environnementale.
Oriana Familiar est la coordonnatrice en développement durable du nouveau département de gestion environnementale.

La gestion environnementale plus importante que jamais dans Brome-Missisquoi

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Un nouveau département pour la gestion environnementale a vu le jour dans Brome-Missisquoi. Un trio composé de conseillères du CLD local et de la MRC s’assurera de répondre aux besoins des citoyens, des entreprises, des industries et des municipalités.

Valérie Nantais-Martin, conseillère en gestion des matières résiduelles à la MRC, ainsi que Marie-Pierre Lussier, conseillère en économie circulaire, et Oriana Familiar, coordonnatrice en développement durable au CLD, travaillent ensemble dans ce jeune département, où la collaboration et la communication seront la clé. 

« On voyait par le passé des projets pour les industries, mais le municipal n’était pas nécessairement au courant, ou vice et versa. Maintenant, on a jumelé MRC et CLD et on est au courant de tout », explique Oriana Familiar en entrevue. 

Le bilan de 2014 à 2019 de la symbiose industrielle, « rendue à un niveau très avancé », a convaincu l’équipe de fonder ce département. Et c’est pour cette raison également que Mme Lussier sera dédiée à l’économie circulaire et la symbiose industrielle, qui permet à des industries de revaloriser les déchets d’autres usines.

« Si la symbiose touchait surtout le secteur industriel au début, là elle touche tous les secteurs confondus. Il y a des gens de l’agriculture, du communautaire et du municipal qui profitent du partage des ressources. Pour nous, c’était naturel aussi d’élargir ça à tout le monde et d’avoir une ressource dédiée à ça spécifiquement. » 

Depuis 2014, la symbiose industrielle dans Brome-Missisquoi a permis plus de 900 échanges de matières ou de ressources. Plus de 370 entreprises ou organismes ont bénéficié de ces partages et au-delà de 400 employés ont eu de la formation continue. 

« On a des gains économiques de 1,7 M$ lié à la gestion des matières résiduelles. Quelqu’un qui évite la location d’un conteneur, le transport, l’enfouissement, etc. évite des coûts, illustre Mme Familiar. Il y a aussi le côté approvisionnement. La personne qui reçoit cette matière, combien aurait-elle payé autrement si elle avait acheté la matière vierge ? »

Ainsi, 8700 tonnes métriques de matières ont été valorisées, un équivalent de 10 600 tonnes de CO2.

Demande en croissance

« Déjà, avant la pandémie, l’environnement était devenu une tendance et une opportunité d’affaires. Je pense que la pandémie nous a prouvé qu’il faut opérer différemment, que ce soit dans la façon de gérer nos déchets et nos ressources, mais aussi dans la façon de nous approvisionner, de nous alimenter. Sans le vouloir, la pandémie nous montre l’importance d’opérer différemment dans notre société. »

Mme Familiar s’attaquera à la stratégie générale du nouveau département de développement durable et sera responsable du service aux entreprises en la matière. Marie-Pier Lussier s’occupera de la symbiose industrielle et des communications. 

« C’est important de faire part de nos bons coups et que chaque entreprise qu’on accompagne devienne une vitrine pour inciter d’autres entreprises à embarquer, ajoute la coordonnatrice. Ça va être important de bien communiquer, de rester à l’affut, de garder la population et les élus informés. »

Valérie Nantais-Martin poursuivra son travail en matière de gestion des matières résiduelles, comme le compost et l’écocentre. Elle verra aussi à la logistique, par exemple pour les ententes ou encore l’organisation d’événements.

« Ensemble, on va couvrir tous les besoins au niveau environnemental. Il va y avoir aussi deux ressources qui vont nous superviser. Du côté de la MRC, ça va être Nathalie Grimard, qui est la directrice en aménagement, et au CLD, c’est Denis Beauchamp, qui est directeur du service des entreprises. Les employés vont travailler ensemble et la direction aussi pour s’assurer que les projets vont passer d’un côté à l’autre sans distinction. »

Elles travaillent pour l’instant quatre jours par semaine et, comme elles collaborent et réfléchissent ensemble pour l’ensemble des projets, si l’une s’absente, les autres pourront répondre aux questions, s’il y a lieu.