Responsable de la friperie d’Ange-Gardien, Gisèle Roy déplore les nombreux dons gaspillés au cours des dernières semaines, qui ont donné des allures de dépotoir à la galerie du presbytère local.
Responsable de la friperie d’Ange-Gardien, Gisèle Roy déplore les nombreux dons gaspillés au cours des dernières semaines, qui ont donné des allures de dépotoir à la galerie du presbytère local.

La galerie de la friperie d’Ange-Gardien transformée en dépotoir

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
Un commerçant de Granby a fait plusieurs heureux lundi après-midi en laissant une vingtaine de paires de chaussures pour enfant devant la friperie d’Ange-Gardien, fermée depuis la mi-mars en raison de la pandémie de la COVID-19. Responsable de l’organisme sans but lucratif, Gisèle Roy déplore cependant les nombreux dons gaspillés au cours des dernières semaines, qui ont donné des allures de dépotoir à la galerie du presbytère local.

Une grande quantité de vêtements et objets abandonnés ont été abimés, voire souillés, par les intempéries. À cela s’ajoute le bordel causé par des personnes négligentes, ou tout simplement mal intentionnées.

«Il y a des souliers, des manteaux et toutes sortes de vêtements un peu partout, décrit Mme Roy. Des sacs ont été déchirés, et pas à cause de la pluie. On sait qu’il y a des jeunes au village qui aiment faire des mauvais coups...»

«Il y a énormément de choses qui se perdent.»

Les banderoles bloquant les deux escaliers qui donnent accès à la galerie ont aussi été arrachées. Le maire Yvan Pinsonneault a été informé de la situation et des employés municipaux devaient à nouveau passer pour faire le ménage mardi avant-midi.

Un commerçant de Granby a fait plusieurs heureux lundi après-midi en laissant une vingtaine de paires de chaussures pour enfant devant la friperie d’Ange-Gardien, présentement fermée.

«Pourtant, on a passé plusieurs annonces pour dire aux gens de garder leurs vêtements, d’attendre qu’on annonce la date de notre réouverture. Je ne sais plus quels moyens prendre pour qu’ils comprennent...», regrette Gisèle Roy.

Si des gens doivent rapidement se débarrasser d’articles de valeur, ils peuvent contacter la friperie via sa page Facebook ou encore par l’entremise de la municipalité.

Bien qu’elle reconnaisse la générosité de son geste, Mme Roy souligne d’ailleurs que le commerçant granbyen, qui n’a pu être identifié par La Voix de l’Est, aurait pu remettre les souliers aux responsables pour permettre d’amasser un peu d’argent au profit de la communauté.

Service interrompu

Soutenue notamment par des bénévoles âgées de plus de 70 ans, la friperie d’Ange-Gardien ne pourra reprendre ses activités régulières avant la fin du confinement.

«Nous allons repartir avec nos bénévoles les plus jeunes, précise Mme Roy. Je ne pourrai pas me permettre d’inviter notre dame de 87 ans, même si c’est son passe-temps favori. Je ne veux pas la mettre dans l’embarras.»

«Je préférerais perdre un mois de revenus que de rendre nos gens malades.»