Cette initiative découle des résultats d’une étude préconisant le regroupement de tous les services de sécurité incendie de la MRC de Rouville en une seule entité.

La fusion des services de sécurité incendie de Saint-Césaire et Sainte-Angèle-de-Monnoir à l’étude

Les municipalités de Sainte-Angèle-de-Monnoir et de Saint-Césaire se concerteront afin de voir s’il leur serait bénéfique d’unir leurs services de sécurité incendie.

Lundi, les conseillers angèloiriens ont résolu de faire faire une étude de faisabilité, à l’interne, pour connaître les tenants et aboutissants de ce regroupement. Il en a été de même mardi à la séance de Saint-Césaire. Ce sont les directeurs des services de sécurité incendie qui réaliseront le tout.

Cette initiative découle des résultats d’une étude réalisée par la firme Michel Richer inc. à la demande de la MRC de Rouville. Ladite étude, présentée aux maires à l’hiver 2018, avait permis l’inventaire des équipements, des installations et des effectifs de chaque municipalité, en plus de rencontrer les directeurs locaux de chaque service municipal de sécurité incendie. Trois scénarios avaient été ensuite élaborés, mais la firme préconisait le regroupement de tous les services en une seule entité dans un horizon de cinq ans.

L’un des principaux constats de l’étude concernait l’absence, dans quelques municipalités, de procédures administratives ou opérationnelles. Un regroupement aurait permis l’uniformisation des meilleures pratiques et la mise en commun des équipements.

« On a eu plusieurs discussions avec les autres maires de la MRC, indique le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin. Il n’y a pas vraiment eu d’engouement, mais avec Sainte-Angèle, on avait une ouverture à étudier la situation à l’interne. »

L’élu croit qu’il sera plus facile de répondre aux exigences du schéma de couverture de risque en partageant les ressources. « On fait de plus en plus face à des problèmes de main-d’œuvre, et l’achat de camion et d’équipement est onéreux, alors peut-être que de se regrouper diminuerait les frais », a-t-il ajouté.

L’étude avait permis de déterminer que c’est à Sainte-Angèle-de-Monnoir que les pompiers coûtent le plus cher, avec une charge de 11,9 % du budget municipal et un coût de 128 $ par habitant. À Saint-Césaire, la facture est de 72 $ par tête, soit 5,6 % du budget municipal. Notons qu’en 2016, le ministère de la Sécurité publique établissait à 128 $ par habitant le coût moyen défrayé par une municipalité pour son service de sécurité incendie, soit environ 7,2 % de son budget.

« Saint-Césaire et nous, on a un intérêt commun à pousser la réflexion plus loin, confirme également le maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir, Denis Paquin. On part sur une page blanche et on réfléchit si une fusion, la création d’une régie ou une autre structure pourrait mieux nous servir. »

La démarche est embryonnaire, et ne lie pas les deux municipalités tant et aussi longtemps qu’une entente n’officialise pas le tout. « On est simplement en train de regarder s’il y a des gains à se regrouper », précise M. Paquin.