En plus d’offrir vêtements et accessoires pour tous à bas prix, la Friperie de l’Ange a une vocation sociale, souligne sa responsable, Gisèle Roy.

La Friperie de l’Ange déménage

Ça s’active ces temps-ci à la Friperie de l’Ange. La douzaine de bénévoles de l’organisme d’Ange-Gardien travaillent actuellement d’arrache-pied à préparer la migration de celui-ci de ses locaux de la rue Principale vers le presbytère de la municipalité.

Le déménagement de la friperie a débuté en novembre dernier, après que l’organisme ait appris qu’il devait libérer l’espace qu’elle louait pour entreposer son inventaire. « C’est venu aux oreilles du curé, qui en a glissé un mot à la Fabrique, raconte la responsable Gisèle Roy. Les marguilliers nous ont ensuite offert le local. On était super contents ! »

Si la friperie ne payait pas de loyer à la municipalité pour son ancien local, voisin du garage municipal, elle devait débourser pour son entreposage. Ce faisant, le modeste loyer que l’organisme devra verser à la Fabrique ne minera pas ses finances. « En plus, tout sera à portée de main, au même endroit. On n’aura plus besoin d’aller à gauche et à droite pour aller chercher des morceaux », explique Mme Roy.

En plus d’offrir plus d’espace pour entreposer ses vêtements, le presbytère, qui fait environ une fois et demie la superficie de l’ancienne friperie, est beaucoup plus lumineux, sans compter qu’il est doté d’un joli cachet.

« Le plafond est haut, tout a été repeint. On va être bien ici. On ne voulait rien défaire ! , lance la responsable, Gisèle Roy. On ne souhaitait même pas faire de trous dans les murs, alors on s’est procuré des présentoirs. »

Ceux-ci sont mobiles et pourront permettre de réaménager l’espace selon les besoins de l’organisme, qui quitte son premier nid après huit ans.

De plus, la salle de bain au fond du local servira de cabine d’essayage. Une autre cabine sera également aménagée à l’avant du magasin.

Grâce à l’espace supplémentaire, l’organisme pourra aussi vendre des articles pour bébé — tels que des chaises hautes, des berceaux et des parcs — directement sur place plutôt que de s’en défaire lors de ventes de garage, indique Mme Roy. « On a aussi le projet d’en tenir une chaque mois », laisse-t-elle entendre.

En plus d’offrir plus d’espace pour entreposer ses vêtements, le presbytère, qui fait environ une fois et demie la superficie de l’ancienne friperie, est beaucoup plus lumineux, sans compter qu’il est doté d’un joli cachet.

Accessibilité

La municipalité se chargera de déplacer le conteneur servant à recevoir les dons à côté du presbytère. Beaucoup de vêtements reçus ne sont pas suffisamment en bon état pour être vendus et prennent ainsi le chemin du recyclage. Par exemple, la friperie avait reçu, jeudi matin, une vingtaine de paires de chaussures. Une seule a passé le test.

Au bout d’un mois, les invendus sur les tablettes sont offerts à moitié prix. S’ils ne trouvent toujours pas preneurs, ces morceaux seront eux aussi recyclés.

Néanmoins, Gisèle Roy se dit « fière » de ce que la population apporte à la friperie. « Il y a quand même de beaux morceaux en bon état, affirme-t-elle. Ce sont nos donateurs qui nous permettent d’opérer, en nous permettant d’avoir un inventaire attrayant. »

Une première salle de triage des dons sera adjacente à la boutique, au rez-de-chaussée, tandis qu’une autre zone de tri sera aménagée à l’étage. L’organisme a d’ailleurs fait installer un monte-charge pour faciliter le transport du matériel pour ses bénévoles.

La Friperie de l’Ange déposera éventuellement une demande d’aide financière au gouvernement fédéral afin de financer l’aménagement d’une rampe d’accès facilitant la venue d’une clientèle à mobilité réduite.

Mission sociale

En plus d’offrir vêtements et accessoires pour tous à bas prix, la Friperie de l’Ange a une vocation sociale, souligne sa responsable. « Ce n’est pas juste une friperie, on vient en aide à la population », dit Mme Roy.

À sa première année d’opérations, la friperie a généré un chiffre d’affaires d’environ 20 000 $. Les années suivantes, l’organisme a généré pour 30 000 $ d’activités. Ce faisant, la Friperie de l’Ange redonne à la communauté, notamment par l’achat de collations santé pour les enfants du camp de jour municipal et l’accompagnement d’enfants avec des besoins particuliers. Cette année, l’organisme a remis la coquette somme de 5000 $ au camp de jour.

Mme Roy espère que le nouveau nid de la friperie lui permettra d’attirer de nouveaux clients. « Déjà, depuis qu’on a créé une page sur Facebook il y a deux semaines, on a vu des gens qu’on n’avait jamais vus ici », affirme-t-elle.

D’ailleurs, la clientèle régulière de la friperie ne se limite pas aux frontières d’Ange-Gardien. « On a des gens de partout dans la région qui viennent faire un tour », souligne la responsable.

Surtout, celle-ci espère que ce nouveau toit saura accueillir des personnes esseulées qui ne savent pas où aller. « On veut que les gens viennent nous visiter, qu’ils nous considèrent comme un endroit accueillant. Les gens qui se sentent seuls sont les bienvenus à venir nous voir et à nous parler. »

La nouvelle friperie ouvrira ses portes le 8 avril prochain. Son horaire demeurera le même. Elle sera donc ouverte le lundi, le jeudi et le vendredi de 9 h à 17 h, de même que le samedi de 9 h à 12 h.

Pour que tout soit fin prêt pour le grand jour, l’organisme sera fermé du 1er au 7 avril.

Une ouverture officielle aura lieu dès 10 heures le samedi 27 avril. « La clientèle nous a déjà dit qu’elle avait hâte de venir voir ! », s’exclame Mme Roy.