Quelques centaines de chats se trouvent dans cette grange, qui est le bâtiment principal de la Fondation Caramel, un contrôleur animalier qui éprouve des difficultés financières.

La Fondation Caramel croule sous les dettes

La situation financière de la Fondation Caramel, une fourrière qui dessert 15 municipalités en Montérégie, est au plus mal. Une collecte de fonds en ligne a même été lancée mardi pour tenter de joindre les deux bouts. La présentation sur le site de sociofinancement détaille les dettes à rembourser.

Parmi ces dettes, il y a les honoraires du comptable de 2414 $, que l’organisme doit payer avant le 23 février, et les taxes municipales impayées pour 2017, soit 1032 $. Le refuge a aussi connu des difficultés en raison des grands froids et des réparations liées à la plomberie, évaluées à plus de 950 $, sont nécessaires et urgentes, indique-t-on. D’autres réparations urgentes, cette fois sur le véhicule, sont aussi cruciales. Enfin, on estime à 3000 $ les autres dépenses encourues pour le transfert des chiens et de certains chats en Ontario, comme l’essence et l’entretien du véhicule.

L’organisme souhaite atteindre la somme de 8304 $ avec sa collecte de fonds. « Notre équipe travaille très fort pour soigner ces animaux et leur trouver de bonnes familles — ici au Québec et en Ontario. Aujourd’hui, nous faisons appel à votre générosité et à votre compassion pour nous aider à payer plusieurs factures. On n’y arrivera pas sans vous ! », peut-on lire en ligne.

Perte de contrats
La Fondation Caramel, qui est devenue au fil des années un contrôleur animalier pour certaines municipalités, a vu ses revenus diminuer dans les dernières années en raison de pertes de contrats. La Ville de Chambly a notamment mis fin à son entente de 2017. En 2016, Acton Vale, Sainte-Cécile-de-Milton et le Canton de Roxton avaient fait de même.

La présidente de la Fondation Caramel, Louise Meunier, a d’ailleurs déposé une requête introductive d’instance à la Cour supérieure pour contester la rupture du contrat avec Chambly et elle a envoyé une mise en demeure, qui reste sans suite pour l’instant, contre Sainte-Cécile-de-Milton.

Selon l’une de nos sources, il en coûte 0,70 $ par jour pour la nourriture et la litière d’un seul chat. Une autre source détaille les soins de base, en incluant le loyer, l’électricité, le vétérinaire et la stérilisation, à 8,50 $ par jour. La Fondation Caramel s’engage à stériliser, vacciner, vermifuger, micropucer et tester tous les chats rescapés pour les virus de la leucémie féline et l’immunodéficience féline.

Plus de 500 chats
Nos sources, en contact avec d’anciens employés et bénévoles, soutiennent qu’il y a plus de 500 chats répartis dans l’un ou l’autre des immeubles de Mme Meunier. S’il en coûte 0,70 $ par jour pour fournir la nourriture et la litière à un chat, il est question de plus de 127 000 $ à défrayer annuellement pour les soins de base associés 500 félins.

On peut lire sur le site de la Fondation Caramel que la mission de l’organisme « consiste à fournir un hébergement temporaire aux chats et aux chiens, perdus, abandonnés, blessés, en détresse ou saisis, pour favoriser leur adoption et les protéger de toute maltraitance. »

Au moment de mettre sous presse, Louise Meunier n’avait pas répondu à notre demande d’entrevue.