L'ambiance était à la fête à la table des collègues d'ÉlectroSolutions, qui voulaient absolument être aux premières loges pour regarder le match de hockey masculin opposant le Canada aux États-Unis, hier.

«La finale... avant la finale»

Euphorie et sueurs froides. C'est l'amalgame d'émotions par lequel sont passés les nombreux amateurs rassemblés à la Cage aux Sports de Granby, hier après-midi, pour assister au match de demi-finale olympique de hockey masculin opposant le Canada aux États-Unis.
Outre les dizaines de Granbyens qui avaient les yeux rivés sur les écrans aux quatre coins du restaurant, un groupe de jeunes hockeyeurs français scrutait les jeux des deux équipes. Lors du passage de La Voix de l'Est, l'attaquant de la troupe canadienne Jamie Benn venait d'enfiler un but, en deuxième période, en faisant dévier un tir de Jay Bouwmeester. À 1-0, rien n'était joué, surtout pas contre des adversaires aussi coriaces que les Américains. «On vient de jouer une partie ce matin au Tournoi bantam de Granby. Canada-États-Unis, c'est le plus gros match des Olympiques, alors on ne voulait pas manquer ça, indique Alexandre Jeanjean, le capitaine de la formation française d'Amiens. C'est vraiment super de venir ici pour compétitionner et de pouvoir aussi encourager le Canada à notre façon. La partie est très serrée et c'est intense.» Les jeunes joueurs d'outre-mer prédisaient une victoire de 2-0 du Canada. Ils misaient sur Drew Doughty, celui-là même qui avait permis à son équipe d'avancer dans le tournoi olympique en disposant de la Finlande 2-1, en prolongation, dimanche dernier. Ça n'a toutefois pas été le cas, car le pointage est resté au beau fixe. Mais l'action n'a pas manqué et Carey Price a dû se surpasser en repoussant 31 tirs pour sauvegarder son jeu blanc... et permettre à l'entraîneur-chef Mike Babcock de souffler un peu avant d'attaquer le match ultime, demain matin.
À quelques pas des jeunes adeptes de hockey étaient attablés des collègues de travail d'ÉlectroSolutions, une entreprise de Granby spécialisée dans les systèmes automatisés. Ils tenaient absolument à être aux premières loges pour «voir leurs favoris triompher». «Aujourd'hui, la job passe en deuxième derrière le hockey, lance Éric Grégoire sous les fous rires de ses confrères. Par chance, on a pensé à amener le boss. On devrait s'en sortir!» «J'ai essayé de les amener pour venir voir le patinage artistique, mais ils ont refusé. Pas moyen de les faire regarder autre chose que du hockey», poursuit une des seules filles du groupe en rigolant.
Tous les détails dans notre édition de samedi