La métamorphose du parc Pelletier à Granby, un projet prisé par le maire Pascal Bonin, devrait être complétée à la fin juin. Une dernière phase de travaux est en cours.

La fin des travaux au parc Pelletier prévue en juin

Un des projets chouchou du maire de Granby, la métamorphose du parc Pelletier devrait être complétée à la fin juin. La dernière phase d'aménagement du projet a été lancée.
La thématique des oiseaux a été exploitée dans le parc, comme cet îlot coloré de maisonnettes d'oiseau, fabriquées par l'Atelier 19.
Des travaux pour permettre l'installation et la mise en marche de la fontaine, une des pièces maîtresses du parc, ont récemment été entrepris. L'ajout de bancs, de végétation et de pavés permettra ensuite de compléter l'ensemble.
Avec cette cure de jouvence, le maire de Granby, Pascal Bonin, veut redonner vie à cet espace vert qui fait office, à ses yeux, de « parc de ville ». « C'est important d'investir aussi dans les vieux quartiers, pas juste dans les nouveaux. Il faut prendre soin de ce qui nous a été laissé. Il n'y avait rien eu ici depuis 60 ans », a-t-il laissé tomber, lors d'une récente visite des lieux.
Le parc Pelletier revêt par ailleurs une importance particulière pour Pascal Bonin puisqu'il est situé dans le district qu'il a représenté comme conseiller municipal avant d'être élu à la mairie ; district qu'il habite toujours. 
Estimée à 600 000 $, la facture sera finalement de 529 000 $. Une subvention a été obtenue en cours de route et des économies ont été réalisées, souligne le maire. Malgré tout, le budget alloué à ce projet suscite plusieurs critiques. Mais Pascal Bonin persiste et signe. « Je crois à ce projet depuis le début. Les gens qui commencent à crier avant même que le projet soit terminé sont souvent les mêmes qui crient après. On ne peut jamais plaire à tout le monde. Mais j'ai hâte de voir s'il va rester des critiques après l'inauguration », dit-il.
Créatif
Inclus dans le projet, des travaux ont aussi été réalisés pour ajouter une toilette publique à l'arrière du bâtiment, situé à l'angle des rues Principale et Robinson et propriété de la Ville. Celui-ci accueillera bientôt un nouveau locataire, le député de Granby, François Bonnardel.
Détail : le drainage du parc a été amélioré dans la foulée. 
Le maire croit par ailleurs que l'aménagement « hors-norme », voire « créatif », du parc agira comme un aimant sur les Granbyens et les touristes de passage, dont ceux qui font un arrêt à la populaire cantine chez Ben, située en face du parc. 
La nouvelle image du parc a été élaborée selon la thématique des oiseaux par la contremaîtresse des parcs et terrains de jeux aux travaux publics, Danielle St-Jean. Plusieurs oeuvres ont été acquises sur ce thème à la suite d'un concours lancé par la Ville. Certaines sont déjà en place, comme celles qui représentent les oeufs, l'envol et les maisonnettes d'oiseaux. Un hôtel d'insectes a aussi été installé, mais la touche finale - l'ajout de matériaux et de végétaux dans les cavités pour rendre l'endroit attrayant pour ses futurs pensionnaires - n'a pas encore été apportée. 
L'utilisation de l'acier Corten, qui a l'aspect rouillé, a été privilégiée pour plusieurs oeuvres. 
Éclairage
L'endroit devrait être particulièrement intéressant en soirée, croit le maire, alors que des éléments, comme la fontaine, et certaines pièces du mobilier urbain seront éclairés. 
Un premier groupe de bancs lumineux, semblables à de gros poufs verts, a été installé au centre du parc à la fin de l'automne dernier. D'autres bancs, aussi éclairés, mais ceux-ci à l'allure plutôt végétale, seront ajoutés en bordure de la rue Robinson.
Ils remplaceront les bancs de mosaïque qui avaient été demandés par la Ville à l'Atelier 19, souligne Pascal Bonin. Comme il s'agissait de bancs récupérés, l'humidité présente dans le bois a fait craquer la mosaïque sous l'effet du froid, a dit la directrice générale de l'Atelier 19, Francine Charland. « On a eu la leçon qu'il y a des limites à récupérer », a-t-elle lancé en précisant que les bancs ont néanmoins été réparés et qu'ils demeureront plutôt à l'intérieur. 
Au final, la nouvelle allure du parc Pelletier aura valu l'attente, croit Pascal Bonin. « J'ai été patient. J'ai ramassé de l'argent durant deux budgets, c'est-à-dire deux fois 300 000 $ pour ce projet-là », conclut le maire.