Étant donné que le nombre de policiers dépassait le nombre de manifestants présents, la deuxième manifestation prévue pour la fin de l’urgence sanitaire n’a pas eu lieu, samedi.
Étant donné que le nombre de policiers dépassait le nombre de manifestants présents, la deuxième manifestation prévue pour la fin de l’urgence sanitaire n’a pas eu lieu, samedi.

La deuxième manifestation pour la fin de l’urgence sanitaire annulée 

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
La seconde manifestation organisée pour réclamer la fin de l’urgence sanitaire n’a jamais débuté, samedi, alors qu’une dizaine de manifestants seulement se sont présentés au parc Miner, pour un nombre équivalent de policiers.

Quelques personnes supplémentaires, à l’approche de 13h, se sont approchées du parc Miner, mais ont préféré rebrousser chemin à la vue de la dizaine d’agents du Service de police de Granby déjà sur les lieux. Les personnes qui se sont présentées n’ont entrepris aucune action.

Ce nombre contraste fortement avec les 230 individus présents à la manifestation qui a eu lieu au même endroit, la semaine dernière. La crainte d’obtenir une contravention de plus de 1000$ pour le non-respect du port du masque ou de la distanciation physique a pu avoir un impact sur le nombre de personnes présentes. Le gouvernement provincial a en effet, mercredi, donné aux policiers du Québec l’autorisation de faire usage des constats d’infraction portatifs, qui permettent de punir sur-le-champ les infractions relatives au non-respect des mesures sanitaires.

Un taux de participation décourageant

Les policiers présents ne comptaient cependant pas utiliser ce nouvel instrument fourni par le gouvernement de François Legault, mais plutôt donner des constats par enquête. «Les policiers étaient prêts à filmer et à prendre des photos. Puis c’est facile pour nous, ensuite, d’identifier les personnes et de leur envoyer un constat d’infraction par la poste», énonce Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. De cette façon, il espérait éviter la confrontation avec les manifestants.

M. Rousseau précise d’ailleurs que la forte présence policière n’avait pas pour but d’empêcher les Granbyens de manifester. «Nous avions deux objectifs. Le premier était que les gens aient la possibilité de manifester de façon sécuritaire. Le deuxième était que les gens respectent les mesures sanitaires en place», fait-il valoir.

Marie-Rose Dextrase, une manifestante présente, considère quant à elle que l’événement de samedi n’a pas eu l’ampleur de la manifestation de la semaine dernière à cause de la peur régnant dans la ville. «Les gens ont peur et restent dans leurs niches», commente-t-elle. Un autre manifestant souhaitant garder l’anonymat a quant à lui avancé que l’annonce de l’événement n’a pas suffisamment circulé sur les réseaux sociaux, d’où le faible nombre de participants. «Si ça devient une tradition, chaque samedi, le message va passer», soutient-il.

Après avoir constaté que la manifestation n’aurait visiblement pas lieu, les policiers sont allés faire des visites dans les commerces de la ville, pour s’assurer que les mesures sanitaires y étaient respectées. Aucun constat d’infraction n’a été remis au cours de l’opération.