Le rapport financier de la Ville de Granby a été déposé lundi soir, à l'occasion d'une séance extraordinaire.

La dette de Granby a fondu de près de 10% en deux ans

Les finances de la Ville de Granby se portent bien, selon le maire Pascal Bonin. Un surplus d'exercice de 5,4 millions $ a été enregistré en 2016, mais surtout la dette a fondu de près de 10 % en deux ans pour s'établir à 74,1 millions $ au 31 décembre 2016, a-t-il souligné.
Ces informations ont été transmises lundi soir, lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal au cours de laquelle le rapport financier de l'année dernière­ a été déposé. 
« Combien de villes peuvent se vanter d'avoir diminué la dette d'autant, aussi rapidement, en doublant leurs investissements payés comptant ? Je ne sais même pas s'il y a une autre ville qui réussit à faire ça (...) C'est ce que je rêvais quand j'étais assis là (au siège de conseiller) et que je chialais », a déclaré le maire aux médias au terme de la séance du conseil municipal.
Selon Pascal Bonin, les résultats de l'année 2016 sont le fruit du cadre financier mis en application au cours des dernières années par l'administration actuelle. « On a mis un système en place. Il a pris un certain temps avant de porter ses fruits. Mais il explose littéralement cette année. Il est très efficace », estime-t-il. 
Selon les données transmises par la Ville de Granby, si la dette était de 82,8 millions $ au 31 décembre 2014, elle avait glissé à 74,1 millions $ au 31 décembre 2016. 
Il s'agit là du résultat d'un travail d'équipe, a affirmé le conseiller municipal et président du comité des finances, Jocelyn Dupuis. Les élus donnent l'orientation à suivre, mais le travail est fait par les employés municipaux, a-t-il relevé.
Gestion serrée
Pascal Bonin précise que chaque département a été mis à contribution. Résultat : des économies de 4,4 millions $, dont 3,2 millions $ pour la sécurité publique, ont été réalisées du côté des dépenses d'opération en 2016. « C'est 6 % de moins que les prévisions budgétaires », a souligné le directeur des finances, Jean-Pierre Renaud. 
La Ville a ainsi fait preuve « d'innovation et de créativité budgétaire », selon Pascal Bonin. « On a réussi à compresser des dépenses qu'on avait de la difficulté à compresser­ par le passé », dit-il.
Avec des embauches au compte-goutte, la masse salariale de la Ville est sous contrôle, estime le maire. « Ce qui est ironique, c'est que presque que toutes les conventions collectives sont signées. Le team work marche fort à Granby », dit-il. 
Les revenus, eux, ont connu une hausse de 900 000 $, soit de 1 % du budget initial. Les droits de mutation et les ventes de terrains industriels entre autres ont généré des revenus plus élevés que prévu. 
Marge de manoeuvre
La projection de la dette au 31 décembre 2017 est cependant à la hausse, à 76,1 millions $. Mais il s'agit là d'une « prévision très pessimiste », selon Pascal Bonin. Ce chiffre est le résultat de « calculs d'intérêts par rapport aux projets » lancés. Le maire affirme qu'il serait étonnant d'arriver à ce résultat à la fin de l'année, car « la tendance vers le bas est très forte ». 
Au 31 décembre 2016, le surplus non affecté était par ailleurs de 6,9 millions $. Avec d'importants projets dans les cartons, tels ceux de la réfection de la centrale de traitement des eaux et le réaménagement du centre-ville, il importe toutefois d'avoir une « marge de manoeuvre », fait valoir le maire.
Le rapport financier annuel de la Ville a très rarement, voire jamais, été déposé dans le cadre d'une séance extraordinaire. Mais Pascal Bonin affirme qu'avec la webdiffusion des séances, qui sont en outre annoncées sur plusieurs supports, dont les panneaux électroniques de la Ville, cela ne pose aucun problème. Les séances ordinaires sont déjà chargées, fait-il valoir. L'objectif est plutôt de répartir les dossiers.
Le rapport financier sera disponible à compter de mardi sur le site Web de la Ville.