La Ville de Cowansville exige que le propriétaire de l’ancienne usine Consoltex démolisse le dernier bâtiment vacant. Une autre section vouée à la démolition­ a été incendiée en octobre.

La démolition de l'ancienne usine Consoltex à Cowansville est exigée

Exaspérée par l’inaction du propriétaire de l’ancienne usine Consoltex, la Ville de Cowansville exige la démolition du bâtiment vacant. Dans le cas contraire, le propriétaire sera obligé de respecter la réglementation en vigueur et d’équiper la bâtisse de gicleurs, entre autres.

« On le réclame encore. C’est encore debout », affirme Gilles Deschamps, directeur du Service de sécurité incendie de Cowansville. La bâtisse en question est une section du vaste complexe industriel qui était occupé jusqu’en 2010 par l’entreprise Consoltex, qui a fermé ses portes cette année-là.

Des sections du complexe ont par la suite été louées à différentes entreprises. Des parties sont toujours vacantes. Elles sont d’ailleurs dépourvues de système de gicleurs et de détection des incendies. La Ville avait acquiescé à leur demande de les retirer puisque ces sections étaient vouées à la démolition. Or, le propriétaire n’a pas rempli ses obligations.

Plusieurs feux d’origine suspecte se sont déclarés dans ce bâtiment au cours des dernières années. Le dernier incendie, qui a éclaté en octobre, a été dévastateur. Pendant plus de 12 heures, une soixante de pompiers en provenance de huit municipalités l’ont combattu. Les flammes se sont déclarées dans le secteur autrefois réservé à la teinturerie. Une superficie d’environ 20 000 pieds carrés a été endommagée par le feu.

Il y a deux ans, le Service de sécurité incendie a d’ailleurs exigé que le propriétaire de la bâtisse aménage des murs coupe-feu dans le secteur occupé par des entreprises. Le propriétaire s’y était conformé, ce qui a permis de limiter les dommages causés par l’incendie survenu l’automne dernier. « Si on n’avait pas demandé ça, lors de l’incendie du mois octobre, on aurait une plus grande partie du bâtiment qui aurait été endommagée », affirme M. Deschamps.

La section incendiée a été démolie en partie par les pompiers lors de leur travail pour éteindre tous les foyers. L’entreprise s’est occupée de ce qui restait à démolir. La facture de l’intervention des sapeurs dépasse les 21 000 $. « C’est des coûts que la Ville ne devrait pas avoir à payer pour un citoyen corporatif qui ne respecte pas la réglementation », estime le directeur du Service de sécurité incendie.

Les coûts d’intervention pour des incendies ou des alarmes dans l’ancienne usine grimpent à plus de 68 000 $ depuis 2014, fait-il savoir.

Démolition ou mise aux normes
Le Service de sécurité incendie a fait maintes représentations afin que le propriétaire respecte son engagement et procède à la démolition du bâtiment d’une superficie évaluée entre 40 000 et 60 000 pieds carrés.

Si la démolition n’est pas exécutée, le propriétaire devra respecter la réglementation municipale qui prévoit, entre autres, que le bâtiment soit équipé de gicleurs et d’un système de détection des incendies. Or, puisqu’il y contrevient, il a reçu plus de 2500 $ en amendes au cours des deux dernières années. « On applique la réglementation à la lettre », dit M. Deschamps.