Le duo de danseurs Team White a été l’un des ingrédients du succès de la seconde mouture de Spotlight.

La danse sous les projecteurs à la compétition Spotlight

La compétition de danse Spotlight a encore attiré les foules cette année. L’événement de danse qui se tenait pour une première fois à l’Hôtel & Spa Castel a battu tous les records de la première mouture. Plus de 1600 visiteurs ont assisté aux compétitions de danse et 450 danseurs se sont inscrits dans l’une des trois catégories présentées. La présence de grosses pointures dans le jury a contribué à faire rayonner la compétition.

La salle choisie au Castel avait beau avoir une capacité de plus de 700 places, l’espace manquait en fin d’après-midi lorsque la première vague de compétitions était sur le point de se terminer.

« Je m’attendais à ce que ça soit plus gros cette année, mais pas à ce qu’il y ait des gens jusque dans le fond de la salle ! avouait l’organisatrice de l’événement, Samantha Desmarais du Freak Studio de Granby. On a vendu 1250 billets en prévente et on a une cinquantaine d’inscriptions de plus que l’an dernier. Ça représente pas mal de monde en même temps ! »

L’an dernier, Spotlight s’était tenu dans un gymnase du collège Mont-Sacré-Coeur. Le succès avait été tel que l’espace réservé aux spectateurs avait été insuffisant. Ce premier succès a forcé les organisateurs à trouver une salle plus spacieuse.

Signe que l’événement trouve écho dans l’ensemble de la province, des danseurs de la Gaspésie ont fait le voyage pour prendre part à la compétition.

« Aujourd’hui, je suis venu avec environ vingt-cinq jeunes de mon école de danse, nous faisons trois ou quatre compétitions par année et ici c’est parmi les mieux organisées. On était venus l’an dernier, mais l’endroit est mieux choisi cette fois », souligne Christian Houle des Studios VIP de l’île Perrot, à Montréal.

Team White

Si la recette demeure essentiellement la même, Samantha Desmarais et ses collègues y ont tout de même ajouté de nouveaux ingrédients cette année. De compétition exclusivement hip-hop, la nouvelle mouture de Spotlight laisse désormais une place à la danse contemporaine. « C’est sûr que c’est notre première année et que le plus gros des compétitions se fait en hip-hop, mais on souhaite continuer à nous diversifier », explique Samantha.

Question de varier la compétition dans la veine hip-hop, les organisateurs de Spotlight ont concocté une nouvelle façon d’évaluer les danseurs, le Hip-hop musique imposée. « C’est plein de participants qui se distinguent un à un avec un dossard dans leur dos. On fait plusieurs rondes et, à la fin, on se retrouve avec seulement huit personnes sur scène. On termine cela avec un battle entre les huit derniers », explique l’organisatrice.

Une centaine de danseuses ont également pu participer en début de journée à un atelier d’apprentissage animé par nul autre que le duo de danseur Team White composé d’Alexandre et de Katerine Leblanc. Team White, qui a remporté la finale de l’émission de danse Révolution l’automne dernier, a été un outil précieux pour faire rayonner l’événement.

Le duo a composé le jury chargé d’évaluer les prestations aux côtés du chorégraphe de renom François Pruneau.

« Team White ça donne le goût aux gens de venir et François Pruneau est un chorégraphe reconnu internationalement. Il est arrivé de Los Angeles aujourd’hui pour l’événement, mais c’est davantage une référence pour les professeurs », précise Samantha Desmarais.

Team White est monté sur scène en fin d’après-midi afin de présenter une courte chorégraphie inspirée de la gigue traditionnelle. Sa courte performance a contribué à faire monter l’enthousiasme de la salle déjà remplie d’adrénaline avec les dizaines de prestations qui se succédaient depuis plus de quatre heures. 

Comme l’an dernier, les finalistes des différentes catégories se sont partagé des bourses pour une valeur totale de plus de 2500 $.

Engouement 

Le succès connu cette année serait-il imputable à l’intérêt grandissant des Québécois pour la danse, notamment via des émissions populaires telles que Révolution ?

Peut-être, estime Samantha Desmarais. « Du côté des danseurs, on ne sent pas l’effet, mais pour les visiteurs c’est clair ! Je connais beaucoup de personnes qui ne dansent pas, mais qui ont acheté des billets sachant que Team White allait être là », témoigne-t-elle.

Une chose est sûre, c’est que l’équipe de Spotlight compte bien surfer sur cet intérêt pour continuer à améliorer l’événement. Pour la troisième mouture, les organisateurs jonglent avec l’idée d’étaler l’événement sur deux jours. Spotlight devrait également s’ouvrir sur de nouveaux styles de danse tels le ballet et le jazz pour rejoindre un public encore plus large.