Diane Dumont, Catherine Hamelin et Maryse Blanchard organisent les ateliers prévus jeudi et vendredi.

La danse, malgré les différences

Jeudi et vendredi, des ateliers de danse adaptée et intégrée auront lieu en collaboration avec l’École de danse Maryse Blanchard et l’Association de Granby pour la déficience intellectuelle (AGDI). Et si danser rimait avec accessibilité ?

Ces activités s’adressent à toutes les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, ainsi qu’à leurs accompagnateurs. Les ateliers ont été réfléchis dans le cadre de la 30e Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, qui se déroule du 11 au 17 mars.

Catherine Hamelin est la femme derrière l’initiative. Après avoir suivi une formation auprès de l’Association de danse adaptée et intégrée Au Nom de la Danse - France, l’an dernier, Mme Hamelin a eu le désir d’intégrer ce type d’initiative à Granby, où elle enseigne depuis 2004 le ballet classique et la danse jazz — précisément à l’École de danse Maryse Blanchard, où prendront place les ateliers.

Très impliquée bénévolement depuis son enfance, la danseuse professionnelle est interpellée par la différence. « Cette idée était la suite naturelle pour moi », explique-t-elle.

La danse adaptée est conçue pour les gens qui ont des besoins particuliers, tels que des handicaps physiques et intellectuels. « Le terme “intégrée” fait référence à un mariage collaboratif ou communautaire. C’est l’ouverture sur l’inclusion de tous dans la société », précise-t-elle.

Il n’y a pas de style de danse prévu pour les ateliers. « La danse, c’est le mouvement dans son essence pure : bouger une main, c’est danser, exprime Mme Hamelin. On va plutôt voir des activités motrices et expressives qui mènent à l’exploration de l’espace et qui favoriseront l’interaction entre les gens. »

Une vision à long terme
Maryse Blanchard et Diane Dumont épaulent grandement Catherine Hamelin dans le projet. Les trois femmes espèrent que cet atelier suscitera une demande au sein de la société. « On veut que les gens soient au courant que ce service existe à Granby, que ce soit pour les personnes avec une déficience intellectuelle ou physique », expliquent-elles.

Catherine Hamelin souhaite que l’expérience détermine quels sont les besoins de cette clientèle, quels mouvements ou quels exercices peuvent être bénéfiques pour elle si les cours avaient lieu de manière plus ponctuelle. « On se doit de développer notre capacité à gérer la différence, on a cette responsabilité en tant qu’enseignant », confie-t-elle.

Directrice générale de l’AGDI, Diane Dumont mentionne que plus de 170 individus font partie du regroupement, et ce, sans compter les membres de la famille impliqués. « Certains membres de l’association affirment leur intérêt pour les cours de danse, mais il est important pour nous qu’ils aient la chance d’en avoir qui sont adaptés à leurs besoins », explique-t-elle.

« C’est une première fois pour nous, alors peu importe le nombre de présences aux ateliers, je ne vais pas me décourager. Grâce au bouche-à-oreille, la population pourra être informée que ce service peut se concrétiser à long terme », conclut Mme Hamelin.

Il est encore possible de s’inscrire aux ateliers à l’adresse courriel info@dansemaryseblanchard.com, ou par téléphone au 514-519-1359.