Le directeur du Service de police de Bromont, Jean Bourgeois.
Le directeur du Service de police de Bromont, Jean Bourgeois.

La criminalité en chute libre à Bromont

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Le taux de criminalité n’a jamais été aussi bas depuis 15 ans à Bromont. Les crimes et les collisions routières ont notamment enregistré une importante diminution.

« Ça risque d’être un record, avance Jean Bourgeois, directeur du Service de police de Bromont. Au cours des 15 dernières années, on n’a jamais rien connu de semblable. Ce sont les statistiques les plus basses depuis minimalement les 15 dernières années. »

Au cours des huit premiers mois de 2020, une baisse de 21 % de la criminalité a été enregistrée par rapport à la période correspondante en 2019. Les policiers ont rapporté 192 crimes l’année dernière comparativement à 152 cette année.

La diminution la plus marquée a été enregistrée au chapitre des introductions par effraction avec une diminution de 73 % en 2020 comparativement à la période de référence l’année précédente. Quant aux crimes contre la personne, ils ont chuté de 16 %.  

Pourtant, les deux premiers mois de l’année ne laissaient pas présager une telle diminution avec une hausse des crimes de 47 % en janvier et de 38 % en février. « Nous n’étions pas partis du bon pied. La criminalité avait augmenté à certains endroits, remarque M. Bourgeois. En mars, on a observé une diminution. »

La pandémie a assurément joué un rôle dans la diminution des crimes et des collisions routières, qui elles ont chuté de plus de 23 %. Même si les activités ont repris leur cours presque normal durant la saison estivale, les mois de juillet et août ont connu des baisses de la criminalité de l’ordre de 41 % et 38 % en comparaison avec 2019.

Seule ombre au tableau: les appels en lien avec les problèmes de santé mentale. Une hausse de près de 82 % a été observée, soit 40 interventions en 2020 comparativement à 22 en 2019. « Ce sont des chiffres qui sont en hausse pour l’ensemble des organisations policières et avec lesquelles on doit intervenir le plus délicatement. Ce sont souvent les mêmes personnes avec lesquelles on doit intervenir », constate le directeur Bourgeois.