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La directrice adjointe du Service de police de Bromont, Sandy Robitaille, et le directeur de l’organisation, Jean Bourgeois, ont présenté le bilan annuel 2020 marqué entre autres par la diminution des crimes.
La directrice adjointe du Service de police de Bromont, Sandy Robitaille, et le directeur de l’organisation, Jean Bourgeois, ont présenté le bilan annuel 2020 marqué entre autres par la diminution des crimes.

La criminalité en baisse à Bromont

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
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Diminution de la criminalité. Baisse des collisions routières. Taux de solution des crimes en hausse. Le Service de police de Bromont a enregistré en moyenne la perpétration de 0,55 crime par jour sur son territoire en 2020.

«On peut affirmer sans se tromper que Bromont est une ville très sécuritaire», a fait savoir d’entrée de jeu le directeur du service de police, Jean Bourgeois, lors d’une conférence de presse virtuelle présentant le bilan annuel de l’organisation.

La compilation des crimes démontre qu’il s’en est commis 203 en 2020 comparativement à 257 l’année précédente, ce qui représente une diminution de 21 %. Les crimes contre la personne et les infractions contre la propriété sont à la baisse, à l’exception des fraudes — quelques-unes ont été déposées en lien avec la PCU — et des vols de moins de 5000 $ qui comptent à peine une poignée de crimes de plus.

Concrètement, cela signifie qu’il s’est produit en moyenne 0,55 crime quotidiennement à Bromont. «Je pense très sincèrement que c’est très acceptable», estime M. Bourgeois.

En calculant le taux de crimes déclarés par 100 000 habitants en 2019, Bromont a enregistré 23 % moins de crimes que la moyenne au Québec, explique le chef de police. «Ça nous donne un très bon résultat».

Le taux de solution des crimes a atteint 68 % en 2020 comparativement à 62 % en 2019.

Les policiers ont effectué quelque 3286 déplacements policiers en 2020, dont 238 en lien avec la COVID. De ce nombre, 22 interventions se sont traduites par l’émission de contraventions, explique Sandy Robitaille, directrice adjointe du corps policier bromontois.

Au final, c’est tout de même 101 déplacements policiers de moins qu’en 2019 qui ont été réalisés.

Les interventions auprès de personne dont l’état mental est perturbé sont en hausse. Les policiers ont répondu à 57 appels de cette nature l’année dernière comparativement à 40 en 2019. Cette augmentation n’est pas propre à Bromont puisque la plupart des corps policiers québécois composent avec cette nouvelle réalité.

«Possiblement que la COVID a eu des impacts au niveau de la détresse psychologique, mais c’est en augmentation chaque année», constate Mme Robitaille, en précisant que les policiers sont formés pour intervenir auprès de cette clientèle.

Les agents peuvent parfois intervenir à plusieurs occasions auprès de la même personne. «On a mis en place une agente aux relations communautaires et l’un de ses mandats sera de travailler tout le volet santé mentale, explique M. Bourgeois. On a déjà de très bons liens avec les experts en santé mentale et on voudrait aller encore plus loin.»

Au chapitre routier, les collisions ont chuté, passant de 353 en 2019 à 279 en 2020, ce qui représente une diminution de 21 %.

Moins de collisions routières

Au chapitre routier, 29 personnes ont été arrêtées avec les capacités affaiblies par l’alcool ou la drogue en 2020, soit 17 personnes de moins que l’année précédente, un écart de 37 %.

Les collisions ont aussi chuté, passant de 353 en 2019 à 279 en 2020, ce qui représente une diminution de 21 %. Les policiers sont intervenus sur 37 accidents avec blessés au cours de la dernière année, une baisse de 24,5 % par rapport à 2019.

Les contraventions ont chuté de près de 30 % alors que les policiers en ont donné 2316 en 2020 comparativement à 3300 en 2019. Les statistiques excluent ceux donnés en lien avec les règles sanitaires.

Comme partout ailleurs au Québec, le confinement, le télétravail et les diverses mesures sanitaires mises en place dans le cadre de la lutte au COVID-19 ont fait fondre les crimes et les collisions routières. Le chef de police a toutefois souligné que la participation des citoyens et le travail des policiers y ont également contribué.

«On ne fait pas assez la promotion du travail des policiers. Ce n’est pas un job de tout repos. Quand les gens font appel à la police, ce n’est pas nécessairement dans les situations les plus joviales. On leur en demande beaucoup. Il faut souligner leur travail dans l’atteinte des résultats à Bromont comme partout ailleurs au Québec», dit-il.

Une année chargée 

L’année 2020 a été marquée par la planification des travaux d’aménagement du futur poste de police. Leur déménagement dans leurs nouveaux locaux situés dans le secteur industriel devrait avoir lieu en juillet prochain.

«Nos policiers ne seront pas moins présents. Ils doivent être sur le terrain. Si quelqu’un a besoin de rencontrer un policier, il peut aller au poste. Sinon, on va se déplacer partout sur le territoire», assure le chef de police à la suite d’inquiétudes manifestées par des citoyens quant au nouvel emplacement de leur quartier général.

Après quelques années d’absence au sein de l’Escouade régionale mixte Estrie, dont le mandat est la lutte au crime organisé, 2021 marquera le retour d’un policier au sein de cette unité spéciale.

Le 10e anniversaire du décès du policier Vincent Roy ne passera pas sous silence et sera commémoré. Des démarches ont été entreprises afin de lancer une opération d’envergure à l’échelle provinciale afin que personne ne l’oublie jamais, insiste le chef de police, rappelant au passage que l’application du corridor de sécurité a été mise en place à la suite de la tragédie.

Le service de police suit également de près les travaux du Livre vert concernant la réalité policière du ministère de la Sécurité publique. Bromont a d’ailleurs manifesté à maintes reprises son désir de desservir la ville voisine, Lac-Brome, qui elle veut se départir des services actuellement dispensés par la Sûreté du Québec.

Et finalement, le service de police déploiera davantage son projet de prévention lancé en 2020 avec le recouvrement de bac de recyclage de photos d’enfants pour inviter les automobilistes à lever le pied dans les quartiers résidentiels. «On relance ce projet-là pour aller toucher une plus grande partie de la population», précise M. Bourgeois.