Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
«On restructure les services pour permettre aux médecins qui vont rester de respirer un peu», a fait valoir la directrice générale de la coop de santé, Julie Desgranges.
«On restructure les services pour permettre aux médecins qui vont rester de respirer un peu», a fait valoir la directrice générale de la coop de santé, Julie Desgranges.

La Coop de santé d’Acton restreint son territoire

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
Les années se suivent mais ne se ressemblent pas à la Coopérative de solidarité de santé de la MRC d’Acton. Après s’être approchée bien près de son objectif d’avoir 10 médecins, voilà que l’organisation encaisse plusieurs départs, permanents et temporaire. Cette réalité plombe l’élan du groupe au point l’on doit notamment restreindre le territoire qu’il dessert.

«On restructure les services pour permettre aux médecins qui vont rester de respirer un peu, a fait valoir la directrice générale de la coop de santé, Julie Desgranges. On ne veut pas les épuiser. On va aussi revoir le territoire que l’on couvre. On avait ouvert plus grand que la MRC d’Acton, mais on va se concentrer sur notre territoire pour un temps indéterminé.»

Jusqu’à tout récemment, la coop de santé était à deux médecins d’atteindre son but. La ligne d’arrivée s’est toutefois éloignée. Après seulement quelques mois de pratique, une nouvelle omnipraticienne a décidé de réorienter sa carrière. De plus, Dre Sylvie Miclette, qui pratiquait depuis plus de 30 ans, est partie à la retraite depuis le 2 avril. Son départ a été annoncé il y a près de deux ans. De son côté, Dre Kanu Mbombo a indiqué en décembre qu’elle quitte la coop en juin pour aller travailler à la clinique de Marieville. À cela s’ajoute le fait que Dre Marilou Desmarais-Noiseux est en congé de maternité. Elle doit revenir en poste en janvier prochain, a spécifié Mme Desgranges.

Depuis le début avril, le nombre de places hebdomadaires offertes au sans rendez-vous a donc été diminué.

Plan B

Tous les patients qui ont déjà un médecin à la coop pourront continuer de le consulter, même s’ils habitent en dehors de la zone de couverture restreinte. Les patients orphelins qui résident à Saint-Valérien-de-Milton, Saint-Liboire, Sainte-Hélène-de-Bagot, Wickham, Durham Sud et Lefebvre devront trouver un plan B. Ainsi, à compter de la mi-juin, la coop de santé offrira des plages horaires sans rendez-vous uniquement aux patients de la MRC d’Acton.

«L’impact sera majeur, nous en sommes conscients, a mentionné par voie de communiqué le président de la coop, Jean-Marie Laplante. Mais, si nous voulons offrir des conditions de travail respectables à nos médecins, permettre un meilleur service aux patients, il fallait prendre une décision. La période estivale est également la plus tranquille de l’année. Donc, il s’agissait du meilleur moment pour apporter des changements.»

De fait, environ 1000 patients deviendront orphelins avec le départ de Dre Mbombo. De son côté, Dre Miclette avait près de 1500 patients. Autour de 700 d’entre eux n’ont pas trouvé de nouveau médecin de famille et ont été invités à s’inscrire au guichet d’accès (GAMF).

Recrutement

C’est connu, les médecins de famille sont une denrée rare. Et ce n’est pas prêt de se résorber. Selon les données du Plan régional d’effectifs médicaux (PREM), Québec permet de recruter trois médecins sur le territoire du CLSC Acton en 2021. Les PREM, en vigueur jusqu’au 30 novembre, servent en fait de balises pour attribuer les omnipraticiens par secteurs, tant ceux qui commencent dans la profession, les « nouveaux facturants », que ceux qui pratiquent déjà.

La Coop de santé a donc la possibilité d’ajouter deux médecins qui amorcent leur carrière et un qui travaille dans le réseau. Pour le moment, l’opération séduction a permis de recruter une seule nouvelle omnipraticienne. Elle devrait avoir dans son giron «un minimum» de 500 patients, a indiqué Julie Desgranges. «Mais, elle arrivera seulement en septembre. Entre temps, on aura de gros défis à relever. Notre priorité est de continuer à offrir des services de qualité à la population, alors on continue nos recherches pour [pourvoir] les autres postes.»