En raison des exigences sanitaires, les maires de Saint-Césaire, Richelieu et Marieville, Guy Benjamin, Jacques Ladouceur et Caroline Gagnon ont observé une distance de deux mètres pour procéder à la pelletée de terre symbolique marquant le début des travaux des futurs écocentres.
En raison des exigences sanitaires, les maires de Saint-Césaire, Richelieu et Marieville, Guy Benjamin, Jacques Ladouceur et Caroline Gagnon ont observé une distance de deux mètres pour procéder à la pelletée de terre symbolique marquant le début des travaux des futurs écocentres.

La construction des écocentres est lancée dans Rouville

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
La superbe journée de mercredi était parfaite pour inaugurer en grande pompe les travaux de construction des deux écocentres qui desserviront les huit municipalités de la MRC de Rouville. On espère ainsi, dès leur ouverture cet automne, détourner des milliers de tonnes de déchets de l’enfouissement.

En raison des exigences sanitaires imposées par le gouvernement en ces temps de pandémie, les maires de Saint-Césaire, Richelieu et Marieville, Guy Benjamin, Jacques Ladouceur — également préfet de la MRC — et Caroline Gagnon ont dû observer une distance de deux mètres les uns des autres pour procéder à cette pelletée de terre symbolique, sur le chantier situé aux abords de la route 227, marquant le début de travaux attendus depuis longtemps.

C’est en 2012 que le conseil des maires avait adopté la recommandation de construire deux écocentres plutôt qu’un seul afin de mieux desservir la population. Sept scénarios avaient été préalablement étudiés par la firme NI environnement, à qui la MRC avait confié le mandat de gestion des appels d’offres pour la construction des infrastructures.

À l’époque, on prévoyait que la construction serait achevée avant la fin de 2014. Or, la quête de terrains s’est avérée plus difficile que prévu, sans compter des délais additionnels engendrés par les demandes d’exclusion déposées devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec, qui après un premier refus en mars 2017 a finalement donné son feu vert en juin 2018.

Ce faisant, la MRC a pu aller de l’avant avec une offre d’achat pour un terrain de 14 680 mètres carrés à l’angle des routes 112 et 227, à Marieville, qui servait de stationnement pour les remorques appartenant à Groupe Robert. 

Auparavant, Rouville avait acquis une partie d’un lot appartenant à Sciures Jutras, sur la route 112, à la limite de Saint-Césaire et Saint-Paul-d’Abbotsford, pour y construire un écocentre de plus petite taille, mais plus proche pour les résidents de cette extrémité de la MRC.

Celle-ci avait par ailleurs mandaté Nature-Action Québec, en octobre 2018, pour l’accompagner dans la planification du projet, l’organisme gérant déjà six écocentres dans la région du Montréal métropolitain.

Le Groupe AllaireGince Infrastructures a obtenu le contrat pour bâtir les deux écocentres.

3000 tonnes de moins sous la terre

À terme, la mise en opération de l’écocentre de Marieville et de son satellite de Saint-Césaire permettront de gérer une plus grande quantité de matières résiduelles sur le territoire tout en diminuant le gaspillage: 3000 tonnes métriques, plus précisément, qui pourront être traitées et valorisées plutôt que d’être enfouies, précise-t-on.

Tant les résidus domestiques dangereux que les appareils informatiques, le bois, les résidus de construction, de démolition ou de rénovation, les métaux, la terre, le sable, le gravier, des briques, le béton, des pneus, des branches, des vêtements et textiles, de même que les déchets encombrants ou des appareils réfrigérants, entre autres, pourront être délestés sur place, alors que les deux écocentres seront dotés de conteneurs et de plusieurs aires de déchargement.

Ces matières sont actuellement acceptées dans des sites de dépôt aménagés aux garages municipaux, selon des modalités propres à chaque municipalité.

Ces travaux représentent un investissement de 2,56 millions de dollars pour la MRC, qui avait adopté un règlement d’emprunt de 2,8 millions de dollars en mai 2019. L’ouverture prévue des écocentres est pour la fin septembre, à la condition que les travaux n’accusent pas de retard.

Plus petit, l’écocentre de Saint-Césaire sera fermé durant la saison hivernale.

«Nous avons travaillé fort au cours de la dernière année afin de structurer la mise en place des écocentres dans la région et nous sommes bien heureux que, malgré la situation actuelle, nous puissions aller de l’avant avec la construction de ces derniers. Dans les circonstances, nous demeurons conscients que certains retards pourraient être engendrés par les fournisseurs, mais nous doublerons les efforts pour offrir un service à la population le plus rapidement possible», a fait savoir M. Ladouceur, dans un communiqué.