Le député de Granby, François Bonnardel, et le député François Paradis, porte-parole de la CAQ en matière de santé, appellent à une révision du mode de financement des soins de santé pour que les patients retrouvent une équité.

La CAQ déplore un sous-financement en santé en Estrie

La Coalition avenir Québec (CAQ) et le député de Granby, François Bonnardel, dénoncent le sous-financement en Estrie dans le secteur de la santé.
Selon des chiffres obtenus par la CAQ par le biais de la Loi sur l'accès à l'information et fournis à La Voix de l'Est, il est possible d'observer que les soins de santé en Estrie sont présentement sous-financés de 20 M $. Les services en santé physique et en santé mentale sont amputés respectivement de 11,9 M $ et 11,4 M $.
« Il est grand temps que le gouvernement et le ministre de la Santé Gaétan Barrette mettent les efforts pour contrer ces inégalités, affirme François Bonnardel lorsque joint par La Voix de l'Est. Selon ce qu'on comprend, un patient en Estrie reçoit moins de services et est moins bien traité qu'à Montréal, ce qui est inadmissible. [...] Les gens paient des impôts pour des services qu'ils ne reçoivent pas à 100 %. »
Il ajoute qu'il y a « des limites à saigner un système qui est déjà beaucoup coupé et qu'il est temps de redonner de l'oxygène pour donner plus de marge de manoeuvre aux intervenants de la santé ». « Comment veux-tu qu'ils [les travailleurs du milieu de la santé] soient capables de répondre à la hausse des besoins alors que les budgets ne suivent pas, c'est tâche impossible », croit le député Bonnardel. 
Le député de Granby appelle donc à une révision du mode de financement des soins de santé pour que les patients retrouvent une équité. Il est soutenu par son collègue François Paradis, porte-parole de la CAQ en matière de santé.
« Concrètement, il faut que l'argent suive le patient. Une réforme en profondeur est incontournable. [...] Cette réforme prendra de nombreuses années avant d'être complétée, mais rien n'excuse que rien ne soit fait à court et moyen terme pour inverser la tendance. Il est inacceptable que les inégalités de financement soient aussi élevées. Le ministre de la Santé le sait et doit agir en conséquence », a affirmé M. Paradis dans un communiqué en ajoutant que « les 322 000 résidants de l'Estrie subissent des délais d'attente interminables ». 
« La situation ne fait que se détériorer sous le règne libéral. En mars 2014, le manque de ressources à l'échelle du Québec était estimé à 247,1 millions de dollars. Au lieu de se résorber, ce manque à gagner est passé à 319,3 millions cette année, soit 72,2 millions de plus depuis l'arrivée de Philippe Couillard au pouvoir », a déclaré François Bonnardel, lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.
Programmes de santé touchés dans la région de l'Estrie (en mars 2016)  
Services généraux (services de première ligne) +4,5 M $
Santé physique (urgences, services spécialisés, services en continu et soins palliatifs) -11,9 M $
Santé mentale -11,4 M $
Santé publique +0,1 M $
Soutien à l'autonomie des personnes âgées +0,2 M $
Déficience intellectuelle et TSA - 1,2 M $
Déficience physique +1,1 M $
Dépendances -0,7 M $
Jeunes en difficulté +2,6 M $
Administration, soutien aux services et gestion des bâtiments +3,2 M $
TOTAL: -20 M $
(Source : chiffres obtenus par la CAQ grâce à la Loi sur l'accès à l'information)