La campagne en un seul engagement dans Shefford

À quelques heures du jour du scrutin, La Voix de l’Est a demandé aux candidats de la circonscription de Shefford d’énoncer en quelques mots quel était leur principal engagement envers les électeurs appelés aux urnes. Les voici.

Pierre Breton
Parti libéral du Canada

«Je vais être fidèle à ce que je dis depuis le début : je veux m’assurer d’une meilleure qualité de vie pour mes citoyens. Ça englobe les aînés — je veux m’assurer qu’ils vivent dans la dignité — et les familles, qui sont une force incroyable ici. Il faut qu’elles puissent avoir les infrastructures pour les soutenir tous les jours. Et quand je parle de qualité de vie, je parle aussi de protection de l’environnement, d’avoir un environnement propice autour de nous, de protéger nos milieux naturels et nos plans d’eau. Et le développement économique va de pair avec l’environnement.»  

Nathalie Clermont
Parti conservateur du Canada

«Tout ce qui englobe la pénurie de main-d’oeuvre, notamment au niveau des PME, c’est quelque chose qui me touche beaucoup. Il faut qu’on travaille en ce sens pour les aider. Celles qui ont un problème de main-d’oeuvre perdent beaucoup au plan de leur chiffre d’affaires et de leur rentabilité. Je pense entre autres à des restaurants, qui doivent réduire leurs heures d’ouverture parce qu’ils manquent de personnel. Il faut trouver des solutions pour ramener en région les jeunes qui s’en vont dans les grands centres. En améliorant par exemple les services comme le transport et l’internet haute vitesse.» 

Darlène Daviault
Parti pour l’indépendance du Québec

La candidate n’a pas rappelé La Voix de l’Est.

Andréanne Larouche
Bloc québécois

«Tant pour la question des aînés que pour la question de l’itinérance, je dirais le logement social. Il y a des sommes disponibles pour le logement social et il faut aller chercher notre part. En 2017, une étude sur le sujet démontrait que sur 20 municipalités canadiennes, Granby était vingtième en matière d’investissement. C’est une question de transferts dans les provinces. Il faut donc s’assurer que les sommes disponibles au fédéral soient distribuées, en allant voir avec les groupes en logement social quels sont les besoins en 2019 dans Shefford, et en travaillant pour avoir les sommes qui sont dues.»    

Raymonde Plamondon
Nouveau Parti démocratique

«Les services à la personne, selon moi, c’est ce qui doit être le plus important. Il faut s’assurer qu’il y ait assez de logements abordables pour que les gens puissent se loger convenablement. On doit aussi s’assurer que les aînés ont les services dont ils ont besoin. Beaucoup de proches aidants ont des difficultés parce qu’ils doivent s’occuper d’une personne malade. Je pense que c’est à regarder dès le début de mon mandat. J’ai également une préoccupation au sujet du transport en commun. Il y a moyen d’améliorer ce service, notamment pour les étudiants du CRIF et du Cégep. Il faut également s’assurer que les services de cellulaire ou d’internet soient disponibles.»

Mariam Sabbagh
Parti populaire du Canada

«Ce que j’aimerais faire ici touche les jeunes en lien avec la pénurie de main-d’oeuvre. Durant les fins de semaine, les jeunes moins intéressés par l’école pourraient travailler avec des conditions. La compagnie embaucherait une personne pour leur enseigner avec un programme sur mesure. Ils travailleraient quelques heures, en prenant des pauses allongées pour étudier. Ce serait un programme études/travail pour leur donner confiance, leur assurer un revenu et aider [à combler] la pénurie de main-d’oeuvre en même temps.» 

Katherine Turgeon
Parti vert du Canada

«Pour la région, c’est vraiment la protection des bassins versants et de l’eau potable. C’est de surveiller que les règles soient plus strictes au niveau des pesticides et des déversements dans notre eau. On tue la biodiversité de nos rivières. Il faut resserrer les règlements tant pour les municipalités que pour les industries. Il fait aussi s’occuper du reboisement des berges, en augmentant au moins à 10 mètres [la bande riveraine] de chaque côté des cours d’eau. Et aussi aider à subventionner davantage les organismes comme ceux qui protègent le bassin versant de la Yamaska pour les aider à faire leur bon travail.»

— propos recueillis par Isabel Authier