Le martinet ramoneur est brun cendré, long de 12 à 14 cm. Son petit corps en forme de cigare, d’un brun cendré, est long de 12 à 14 cm. Ses longues ailes arquées rappellent la forme d’un boomerang.

La Brasserie Dunham à la rescousse du martinet ramoneur

La Brasserie Dunham se porte à la rescousse d’une espèce d’oiseau menacée : le martinet ramoneur. Plusieurs de ces agiles petits oiseaux ont fait de la cheminée de l’établissement leur maison et la brasserie s’est engagée à la conserver dans un bon état pour qu’ils puissent y nicher.

L’organisme de conservation, Corridor appalachien, qui veille à la protection de la biodiversité dans la région des Appalaches, a informé le commerçant que sa cheminée était utilisée par les martinets ramoneurs comme site de nidification et de rassemblement.

« Ils ont été très réceptifs et ils étaient très heureux de pouvoir poser ce geste », a raconté la directrice générale de Corridor appalachien, Mélanie Lelièvre.

Espèce menacée

« Le martinet ramoneur est un oiseau qui, autrefois, comptait principalement sur de grands arbres matures creux, comme des chicots. Avec l’intensification de certaines pratiques forestières, on ne retrouve presque plus de ces grands arbres dans les milieux naturels, a expliqué Mélanie Lelièvre. Cet oiseau s’est donc tourné vers un site alternatif de nidification. »

Son nom, martinet ramoneur, lui vient de ce choix de s’installer dans les cheminées pour y faire son nid.

« Depuis que la population de martinets ramoneurs est suivie, dans les années 1970, on a observé une baisse de 95 %, a révélé Mme Lelièvre. C’est une situation très inquiétante et dramatique. »

Sébastien Gagnon (propriétaire) et Éric Beaulac (gestionnaire) de la Brasserie Dunham ont reçu une plaque en reconnaissance de leur contribution pour la conservation des martinets ramoneurs

Le martinet ramoneur est presque toujours en vol, attrapant des insectes dans les airs pour se nourrir. À la tombée du jour, il fait son approche très rapidement dans la cheminée pour s’y reposer et passer la nuit, explique Mélanie Lelièvre.

Cette espèce menacée apparaît dans les cheminées du Québec autour de la mi-mai. À cette période de l’année, le temps froid de l’hiver est souvent loin derrière, les cheminées sont donc moins utilisées. La cohabitation avec ce petit oiseau est donc assez simple, a rapporté Mme Lelièvre.

Un coup de pouce de la Brasserie

Pour que ce petit oiseau menacé d’extinction puisse établir son nid dans leurs installations, la Brasserie Dunham s’est engagée à ne pas installer de chapeau ou de grillage sur la cheminée qui viendraient en bloquer l’accès. Aussi, les opérations de ramonage seront faites une fois que les oiseaux auront quitté la cheminée, après le 1er septembre, et avant qu’ils ne reviennent, le 1er mai.

Finalement, elle n’installera pas de gaine métallique à l’intérieur de la cheminée puisque le martinet ramoneur à besoin de la surface poreuse de la brique pour y installer son nid en forme de demi-lune.

Corridor appalachien a effectué des ententes de ce genre avec 25 propriétaires au cours de la dernière décennie, et entend bien continuer.

« Quand les gens sont informés du déclin de cette espèce et de ce qu’ils peuvent faire, ils sont enchantés de pouvoir poser un geste concret », a rapporté la directrice générale de l’organisme.