De gauche à droite : Sarah Tremblay (accompagnatrice), Samuel Arsenault, Hugo Lapierre (accompagnateur), Ismaël Darcy, Axelle Roberge-Foley, Mikaël Charpentier, Maxime Caron, Ariel Gosselin, Glorio Brousseau-Labbé et Maèva Lettre. Absente de la photo : Mahëva Larose.
De gauche à droite : Sarah Tremblay (accompagnatrice), Samuel Arsenault, Hugo Lapierre (accompagnateur), Ismaël Darcy, Axelle Roberge-Foley, Mikaël Charpentier, Maxime Caron, Ariel Gosselin, Glorio Brousseau-Labbé et Maèva Lettre. Absente de la photo : Mahëva Larose.

La Barak au boulot: neuf jeunes de la région à votre service

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
C’est maintenant une tradition estivale, une dizaine de jeunes entrepreneurs de 12 à 17 ans encadrés par la Maison des jeunes de Granby, La Barak, s’initient au marché du travail en offrant leurs services dans la communauté. L’histoire de la 19e année du projet de la Barak au boulot s’écrit avec la crise sanitaire en trame de fond.

Chaque «entrepreneur» a son rôle dans le succès de la Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC): marketing, finances, conseil d’administration et ressources humaines. L’attribution des tâches s’est fait au terme d’un processus d’introspection sur leurs forces, leurs faiblesses et les habiletés qu’ils souhaitent développer au courant de l’été.

Ils doivent eux-mêmes dénicher, évaluer et réaliser les contrats : «Ils font partie de tout le processus», assure l’accompagnateur, Hugo Lapierre. Chaque vendredi, ils rendent des comptes à leurs collèges lors d’une assemblée générale.

S’initier au marché du travail

S’ils font «quelques sous» en prenant part au projet, le véritable salaire réside dans l’expérience que gagnent ces jeunes avant leur entrée sur le marché du travail, le tout, en compagnie de leurs pairs, estime l’accompagnatrice, Sarah Tremblay. Certains s’en servent comme tremplin dès l’année suivante, alors que d’autres reviennent pour profiter de l’expérience.

«C’est l’fun aussi parce que c’est avec des gens de notre âge, affirme Axelle Roberge-Foley, de retour pour une deuxième année. Nous n’avons pas de patron qui peut nous virer si on fait une erreur : on apprend.»

Certains contrats sont l’histoire d’une seule fois, comme lors de la réalisation de travaux de désherbage, de lavage de vitres, de peinture de patio ou d’arrosage de plantes lorsque les clients sont en voyage. D’autres, comme celui à La Barak glacée, sont récurrents tout l’été.

Les neuf entrepreneurs se rencontrent chaque vendredi pour faire le point sous la supervision des deux accompagnateurs.

Sur trame de crise sanitaire

Alors que le projet se déroule habituellement sur 16 semaines, il a été réduit à huit semaines en raison de l’incertitude qui planait lors de la préparation du projet au printemps et de l’octroi tardif des subventions.

Tous les contrats doivent être réalisables à l’extérieur et les jeunes se présentent masqués ainsi qu’avec un kit de désinfection.

La fermeture du pavillon Roger-Bédard pour une durée indéterminée est aussi venue modifier le travail des «entrepreneurs», qui en assurent le service durant la période estivale tous les jours de 12h à 19h30 grâce à un nouvel aménagement.

Les clients potentiels sont invités à communiquer avec l’équipe de La Barak en composant le (450)372-0448 ou en écrivant à labarakauboulot01@gmail.com.