Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin.

La baisse de taxes se poursuit à Sainte-Cécile-de-Milton

L’embellie se poursuit à Sainte­-Cécile-de-Milton où les citoyens profiteront d’une quatrième baisse de taxes en cinq ans.

Le budget de la municipalité, adopté lundi soir, révèle que le taux de taxation générale passera de 0,70 $ à 0,67 $ du 100 $ d’évaluation en 2018. Tous les autres frais — terrains vagues, gestion des matières résiduelles, écocentres, vidange de fosses septiques, permis — resteront inchangés. Les institutions, commerces et industries (ICI) devront toutefois débourser pour des contenants de matières recyclables, à raison de 200 $ (4 verges et moins) ou 250 $ (plus de 4 verges).

Le budget lui-même subira une nouvelle baisse en 2018, atteignant 2 217 129 $, alors qu’il était de 2 260 123 $ en 2017. Près de 85 % de ces revenus découleront des entrées de taxes. La majeure partie des dépenses de 2 217 129 $ touchera l’administration générale (625 139 $) et la sécurité publique (404 136 $). 

« On a été capable de supprimer des petits postes budgétaires qu’on utilisait moins, de façon à avoir un budget plus axé sur la réalité », affirme le maire Paul Sarrazin pour justifier cette baisse. 

Ce dernier prévoit par ailleurs que la municipalité affichera un surplus d’opération avoisinant les 400 000 $ pour l’année qui s’achève. Le surplus accumulé devrait ainsi atteindre 1,8 million, estime M. Sarrazin.

« Cela nous sert de levier pour aller chercher de l’aide financière pour nos projets », ajoute-t-il.

Programme d’immobilisations

Et ils sont nombreux. En 2018, 1 571 800 $ seront consacrés aux immobilisations, dont 540 000 $ aux « chemins, rues, trottoirs et éclairage ». « On veut faire une partie du 1er Rang Est, la rue Industrielle, une partie de la rue Lachapelle­ et peut-être une partie du 5e Rang », précise Paul Sarrazin.

Au total, le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2018-2019-2020 totalisera 3 472 800 $. Plus de la moitié de cette somme (1 719 800 $) sera financée par la municipalité, sans emprunt. Presque autant (1 610 000 $) devrait provenir de subventions gouvernementales. 

Fait à souligner, au cours des trois prochaines années, le conseil prévoit investir environ 1 million dans ses édifices administratifs, communautaires et récréatifs. On vise d’abord la réfection des toitures de l’hôtel de ville, du centre communautaire et de l’édifice de la caisse populaire. Le réaménagement de ce dernier immeuble devrait ensuite permettre de reloger les services municipaux, qui sont présentement à l’étroit à l’hôtel de ville. L’agrandissement du garage municipal est aussi dans les cartons.

Continuité

Selon le maire, il s’agit là d’un budget de continuité, sans surprise. « On avait annoncé nos intentions. On a fait ce qu’on a dit. On est sur une lancée et on continue. Ce sont de bonnes nouvelles pour les gens. »

Il rappelle que la philosophie du conseil municipal consiste « à abaisser tranquillement le surplus accumulé et à réduire les taxes jusqu’à 0,65 $ ». « Ce serait le seuil pour continuer à bien travailler. »