KnightsBridge a installé une centaine de «cabanes» d’oiseaux sur le site du projet Arborescence pour en faire la promotion­.

KnightsBridge lance son projet

KnightsBridge, l’acquéreur du vaste site du défunt Club des Cantons, s’apprête à lancer son propre projet domiciliaire à flanc de montagne, nommé Arborescence. Si tout se déroule comme prévu, les travaux de la première phase, menant à la construction d’une cinquantaine d’unités, devraient être lancés vers la fin 2018.

Le projet, qui verra le jour près du Versant des Cantons dans le mont Brome, sera très différent de ce que l’on retrouve actuellement sur le site. « On veut donner un renouveau à ce terrain », a indiqué en entrevue, lundi, Jérôme Le Blanc-Ducharme, directeur ventes et marketing chez KnightsBridge.

Rappelons que l’initiative du Club des Cantons Resort & Spa, lancée initialement en 2011 par Mario Ménard, était ambitieuse. L’homme d’affaires prévoyait notamment construire un complexe hôtelier et domiciliaire sur le site de 17 hectares (42 acres). Le projet devait se décliner en plusieurs phases et était estimé à 95 millions. Toutefois, seuls quelques immeubles de type condo ont été érigés au cours des dernières années.

Aux prises avec d’importantes dettes, le propriétaire du domaine, situé à proximité du chemin de Gaspé, l’a vendu à une filiale de KnightsBridge, avait dévoilé La Voix de l’Est en novembre.

Jérôme Le Blanc-Ducharme (KnightsBridge)

Le président et cofondateur de l’entreprise montréalaise, Simon Gervais-Boyer, avait alors confirmé qu’un ensemble résidentiel serait toujours au cœur du projet.

Notons que la firme fait entre autres sa marque en construisant des copropriétés écologiques, la plupart étant certifiées LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Cette approche est par ailleurs préconisée pour le projet Arborescence, dont la première phase devrait être constituée de 54 habitations de type condo ainsi que de quelques maisons de ville, alliant un « design épuré, moderne et d’inspiration scandinave ». « Ce sera des habitations de plus petite envergure. On vise une douzaine d’unités par immeuble. On veut garder le couvert forestier le plus possible », a mentionné M. Le Blanc-Ducharme.

Partenariat
À l’origine, le projet porté par M. Ménard prévoyait un spa et un gîte pour les villégiateurs. L’idée est toujours dans les cartons de KnightsBridge, a concédé le représentant de l’entreprise. « On étudie toutes les possibilités. On envisage un partenariat pour cette portion du projet. »

Parmi les immeubles déjà érigés près de la montagne et des sentiers pédestres, on retrouve un imposant bâtiment à l’entrée du site, qui devait notamment servir pour de l’hébergement. L’immeuble sera rasé. « Il y avait trop de rénovations à faire pour le rendre attrayant, a indiqué M. Le Blanc-Ducharme. On y construira quelque chose de beaucoup plus actuel. »

Une aire commune pour les résidants du projet domiciliaire pourrait notamment y être aménagée. Les lieux pourraient regrouper des courts de tennis, une piscine et une patinoire, a fait valoir le directeur des ventes et du marketing.

Visibilité
Plutôt que d’installer des pancartes promotionnelles aux quatre coins du site du projet domiciliaire, KnightsBridge a misé sur une astuce marketing pour le moins inusitée. En effet, l’entreprise a accroché une centaine de « cabanes » d’oiseaux de couleurs et de formes différentes, spécifiquement destinées à accueillir la mésange à tête noire et le troglodyte, un peu partout dans le bois. « On ne voulait pas nécessairement mettre une pancarte dans la piste de ski. Alors, on a pensé à installer des nichoirs qui ont des formes semblables à nos habitations pour attirer l’attention de façon plus naturelle. »