Les Journées de la culture ont commencé en force avec le vernissage de l’exposition D’illustres auteurs à la bibliothèque Gabrielle Giroux-Bertrand.

Journées de la culture: une programmation riche et éclatée

Création de poèmes, événements littéraires, peintures et graffitis. Toute la fin de semaine, des dizaines d’activités se sont déroulées à différents endroits dans la région.

Les Journées de la culture ont commencé en force vendredi soir à Cowansville, avec le vernissage de l’exposition D’illustres auteurs à la bibliothèque Gabrielle Giroux-Bertrand. 

Depuis quelques jours, les usagers y sont accueillis par les regards de Dany Laferrière, Yvon Deschamps et Leonard Cohen. 

Imprimés sur des affiches géantes, 18 portraits d’auteurs d’ici, réalisés par des membres d'Illustration Québec sous le regard du directeur artistique et instigateur du projet Pol Turgeon, donnent vie à l’exposition.

« Nous sommes chanceux d’avoir l’espace nécessaire, puisque c’est une exposition tout de même imposante. Ça risque de plaire à un large public, se réjouissait la bibliothécaire, Aude McDermott. Déjà, les commentaires des usagers sont très positifs. »

L’exposition en est déjà à sa deuxième année d’existence, mais elle a été rarement installée. Il s’agissait d’une première à Cowansville, les créations ayant été présentées l’an dernier lors des Correspondances d’Eastman.

L’illustratrice Claire Anghinolfi, qui a réalisé un portrait classique à la peinture à l’huile du rappeur Biz du groupe Loco Locass, tenait à être de la partie lors du vernissage. Elle souhaitait rencontrer le public de Brome-Missisquoi.

En rafale

Biz, de son côté, était justement de passage dans la région samedi soir pour une causerie au Centre culturel St-John, à Bromont.

Le quatuor engagé Les Tisserandes a également convié les amateurs de musique au lancement de la chanson et du vidéoclip Vis ta vérité, un projet musical enclenché le printemps dernier et qui vise à « utiliser l’art au service de la reprise de pouvoir, de la dé-victimisation et de l’appropriation du vécu », précise le collectif féministe. Le lancement s’est fait au Centre de la nature de Cowansville.

Contact avec les créateurs

En plus de mettre en lumière le travail d’artistes de la région et d’ailleurs, les Journées de la culture permettent au grand public d’être en contact avec les créateurs d’ici.

La majorité des activités au programme étaient prévues au courant de la journée samedi. Les amateurs d’art ont toutefois semblé peu motivés à se déplacer sous la bruine matinale. La Voix de l’Est a pu constater qu’une activité de création poétique (La Piqûre d’Épicure) a d’ailleurs été annulée samedi matin à la bibliothèque de Waterloo. À Bromont, l’espace Up2Meet était également désert lors de la première visite de la galerie prévue à 10 h.

Le coordonnateur de l’endroit, Alain Limouzin, comptait profiter des Journées de la culture pour présenter les œuvres de l’artiste présentement en résidence, Marie-Josée Laframboise, et pour faire découvrir ses propres créations.

« La galerie est un endroit unique, puisqu’elle sert à la fois de salle d’exposition pour les artistes, mais également de lieu de rencontres d’affaires et professionnelles. C’est la première fois que nous participons aux Journées de la culture », a-t-il précisé.

Première à Shefford

Le Canton de Shefford se joignait également aux Journées de la culture pour une première fois. Six activités culturelles variées, allant du land art à la photographie en passant par la peinture et la musique, étayaient la programmation. 

En plus de mettre en lumière le travail d’artistes de la région et d’ailleurs, les Journées de la culture permettent au grand public d’être en contact avec les créateurs d’ici.