Pour résoudre des problèmes de liquidités à quelques mois des compétitions, les organisateurs des Jeux équestres mondiaux 2010 à Lexington ont dû trouver des aides financières supplémentaires de dernière minute, notamment un prêt de 2 M$ de la princesse Haya, présidente de la Fédération équestre internationale, par le biais d'une entreprise appartenant à son mari.

Jeux équestres mondiaux: un défi financier difficile à relever

Lorsque la ville de Lexington a su, en 2006, qu'elle obtenait la tenue des Jeux équestres mondiaux 2010, les organisateurs estimaient qu'ils seraient en mesure, au terme de l'événement, de dégager un surplus évalué entre 2 M$ et 4 M$US. Or, force est de constater que la réalité fut tout autre. Déficit de près de 1,4 M$ pour l'année financière où se sont tenus les Jeux, problème de liquidités dans les mois précédant les compétitions, difficultés à rentabiliser les nouvelles infrastructures après l'événement, les Jeux équestres mondiaux représentent un défi financier qu'il n'est pas si facile de relever.
Une lecture exhaustive des nombreux articles publiés dans le journal local Lexington Herald-Leader permet rapidement de constater que les problèmes financiers ont plombé le comité organisateur des Jeux équestres mondiaux 2010 et le parc équestre du Kentucky où se déroulait l'événement avant, pendant et même après les Jeux.
Un an avant les Jeux, le comité organisateur affichait un manque à gagner qui s'élevait à pas moins de 5 M$. La crise économique de 2008 aux États-Unis a durement affecté le budget d'organisation de l'événement.
«La situation économique a été un défi pour tout le monde et, en fin de compte, a réduit les effets bénéfiques des Jeux, a indiqué Jamie Link, directeur général de la Fondation des Jeux équestres mondiaux 2010 au Lexington Herald-Leader, dans un bilan un an après l'événement. Nous avons dû trouver plus de commanditaires de 100 000$ à 250 000$, car nous n'allions plus être en mesure de trouver de plus grosses commandites.»
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