Jessica Harnois

Jessica Harnois ne sera pas candidate pour le PLQ

Le visage de Jessica Harnois ne sera pas apposé sur les pancartes électorales du PLQ dans Brome-Missisquoi, cet automne, comme l’entrepreneure et sommelière originaire de Granby l’avait laissé entendre initialement.

Dans un communiqué publié jeudi, Mme Harnois écrit que malgré les demandes et l’engouement suscité par son discours, elle tient à confirmer qu’elle ne sera pas candidate pour les élections du 1er octobre.

La sommelière souhaite poursuivre sa mission professionnelle de démocratiser le monde des vins et des spiritueux.

Il y a près d’un mois, le président de la campagne du PLQ, Alexandre Taillefer­, avait présenté Jessica Harnois­ comme une recrue vedette lors du conseil général du parti. 

«Si je suis ici, c’est que j’ai sérieusement envie de m’investir. Je crois en l’équipe de Couillard, et je crois beaucoup en ce parti», avait-elle lancé.

La Voix de l’Est avait appris qu’elle était pressentie pour représenter le parti dans Brome-Missisquoi, où le libéral Pierre Paradis siège depuis 1980. Ce dernier a été exclu du caucus libéral en janvier 2017 en raison d’allégations d’inconduites sexuelles. Dorénavant député indépendant, il est absent depuis plus un an et demi en raison d’une commotion cérébrale survenue lors d’une chute à cheval.

Selon le Journal de Montréal, qui a obtenu des réponses de la part d’Alexandre Taillefer par courriel, des obligations contractuelles sont au cœur de la décision de Mme Harnois. 

M. Taillefer a par ailleurs indiqué au quotidien montréalais que la circonscription de Brome-Missisquoi, qu’elle désirait représenter, était déjà promise à une autre personne, dont l’identité n’est toujours pas connue. Ni M. Taillefer ni le PLQ n’ont rappelé La Voix de l’Est.

Lorsqu’elle avait fait connaître son intention de se lancer en politique, le bureau du premier ministre avait indiqué qu’un avis de la commissaire à l’éthique serait demandé quant à la gestion de son entreprise. 

Mme Harnois est la femme d’affaires qui se trouve derrière la gamme de vins Bù. Elle a également travaillé pour de grands établissements, soit le Toqué à Montréal, Charlie Trotter’s à Chicago et Tetsuya’s à Sydney. De plus, elle a été acheteuse de vins de prestige pour la Société des alcools du Québec et a présidé durant quatre ans l’Association canadienne des sommeliers professionnels. 

Il n’a pas été possible de parler à la principale intéressée.