Les artistes invités à rendre hommage à Jean Leloup, lauréat du Festival international de la chanson de Granby en 1983, l'ont fait de belle façon, samedi soir au parc Daniel-Johnson.

Jean Leloup vu par ses pairs

Rock, soul, reggae... Les artistes invités à rendre hommage à Jean Leloup, lauréat du Festival international de la chanson de Granby en 1983, l'ont fait de belle façon, samedi soir au parc Daniel-Johnson, chacun y mettant sa touche personnelle. Environ 12 000 personnes ont assisté au spectacle.
L'entrée en scène de Ludovick Bourgeois a soulevé les cris de la foule, visiblement heureuse de voir sur scène le gagnant 2017 de La Voix, le temps d'une chanson.
Sylvie Desgroseilliers a offert une performance à couper le souffle sur <i>I lost my baby</i>.
L'animation a été menée brillamment par le slameur Mathieu Lippé­. Le lauréat 2011 du Festival de la chanson a lancé le spectacle en slamant sur la rythmique de 1990, adaptant les paroles pour l'occasion. Le ton était donné. Plus tard, il s'est amusé à mêler les paroles les plus connues des chansons de Leloup, aussi connu comme Jean Leclerc. 
Presque chaque artiste a personnalisé les succès de Leloup. C'est le cas de Violett Pi qui, une bière à la main, a raconté l'histoire d'Edgar, se retrouvant à un moment donné à quatre pattes pour illustrer les paroles de la chanson. Même chose pour la version plus reggae de Paradis City par Soran. 
«  Si vous avez passé les 20 dernières années perdu dans l'Amazonie­, peut-être que vous ne la connaissez pas, mais je vous laisse la redécouvrir avec la voix puissante de Sylvie Desgroseilliers­», a lancé Mathieu Lippé pour introduire I lost my baby.
L'interprétation soul de la chanteuse, revisitant complètement cette pièce de Leloup, a été certainement un moment fort de la soirée. Sa performance tout en voix a été acclamée par les milliers de personnes présentes au parc. 
Le rappeur Loud a lui aussi mis sa touche à la recette gagnante du spectacle De Leclerc à Leloup. Avec DJ Shashu, il a offert une version rappée de Johnny Go, une chanson parfaite pour une telle exécution.
Un autre moment remarquable a certainement été la participation d'une chorale sur Les Bateaux, chantée par Simon Daniel. La chorale a fait vibrer et a bercé la foule. Simon Daniel est revenu plus tard pour chanter Sang d'encre
Le chanteur d'origine sénégalaise Ilam a sorti quelques rythmes africains pour parler des Fourmis­. Stefie Shock a fait une entrée remarquée en criant « Isabelle, j'te déteste ! », avant d'entamer les paroles rapides de Printemps été
L'entrée en scène de Ludovick Bourgeois a soulevé les cris de la foule, visiblement heureuse de voir sur scène le gagnant 2017 de La Voix, le temps d'une chanson. Le jeune chanteur est resté fidèle à la version de Jean Leloup sur Le monde est à pleurer. Il a ensuite présenté son ami et participant à La Voix 2017, Maxime Desrosiers, pour qui L'amour est sans pitié.
Les Deuxluxes ont mis leur couleur à Cookie, au grand plaisir du public, puis à Rock'n'roll pauvreté.
Un chanteur qui s'est fait remarquer samedi est sûrement le finaliste 2014 du FICG, Antoine Lachance. Son aisance sur scène et son rock ont rendu justice à La vie est laide et Les flamants roses. Plus tôt, en première partie, il a interprété Qu'est-ce que t'as compris?  en hommage à Christian Simard, décédé en décembre dernier, et Vivre en amour, à la mémoire de Luc Cousineau­, mort en mars. 
Mehdi Cayenne a lui aussi assuré une bonne présence sur scène, d'abord en ouvrant De Leclerc à Leloup avec Alger, puis en interprétant Isabelle et Je joue de la guitare.
«  Moi aussi ça me tente de chanter une toune avec une chorale de 10 000 personnes et, aussi, ça serait le fun d'inviter mon amie Valérie Carpentier  », a lancé en fin de soirée Mathieu Lippé, avant d'inviter la chanteuse à le rejoindre sur scène. 
«  C'est le temps de vous coller, de vous imaginer qu'il y a un feu de bois  », a ajouté Valérie Carpentier­. Après cette Balade à Toronto, l'animateur a poursuivi avec Le Dôme, durant laquelle tous les artistes invités se sont joints à lui pour entonner les derniers couplets.
Les chanteurs sur scène ont également joué les choristes sur 1990, interprété par Bernhari, qui avait plus tôt offert Paradis perdu. Dès les premières notes, les spectateurs encore assis se sont levés dans un élan d'enthousiasme. Il faut dire que le succès était attendu et que c'était l'occasion idéale de se réchauffer, le temps étant frisquet au parc. Des canons ont alors propulsé­ des millions de confettis. 
Le spectacle pyrotechnique, réhaussé pour compenser l'annulation des feux du 23 juin, a enfin illuminé le ciel et les yeux des spectateurs.