La Cour d’appel a ordonné un nouveau procès pour Jean Boissonneault, trouvé coupable en 2016 d’agression sexuelle d’une mineure.

Jean Boissonneault subira son nouveau procès en octobre

Ce n’est pas avant octobre 2019 que le coureur automobile et employé d’une entreprise de remorquage Jean Boissonneault subira son nouveau procès pour agression sexuelle d’une mineure.

Les parties ont convenu, mercredi, de retenir les dates du 29 et 30 octobre pour ces audiences qui se tiendront devant la Cour du Québec, en chambre criminelle.

«Ce sera deux jours bien remplis», a indiqué à la cour Me Roger Paquin, de la défense. Il n’a pas précisé si, comme au premier procès, son client sera appelé à la barre. L’avocat a toutefois mentionné qu’à ce stade-ci, la défense ne dépose pas de requête qui aurait pu retarder les audiences.

De son côté, la Couronne sera représentée par Me Valérie Simard-Croteau, procureur aux poursuites criminelles et pénales.

Décision

La Cour d’appel avait statué en avril que M. Boissonneault, 35 ans, devait bénéficier d’un nouveau procès après celui qui s’est soldé en 2016 par un verdict de culpabilité d’agression sexuelle d’une mineure.

Selon le plus haut tribunal du Québec, la juge de première instance avait erré en autorisant un élément de preuve — un enregistrement vidéo où on voit la plaignante, alors âgée de 17 ans, prendre sa douche — pour corroborer l’infraction reprochée.

La sentence de neuf mois de prison imposée à l’accusé a donc été annulée et un nouveau procès a été ordonné.

Geste reproché

M. Boissonneault avait été accusé en 2011 d’agressions sexuelles envers quatre mineures âgées entre huit et 17 ans, mais le procès ne s’est entamé qu’en 2015. L’une des plaignantes a omis de se présenter en cour, faisant tomber certaines accusations, et la juge n’a finalement retenu qu’un seul geste, commis en 2003.

En cette occasion, l’accusé alors âgé de 19 ans aurait agressé la présumée victime avec ses doigts pendant qu’elle dormait. Jean Boissonneault, qui a toujours clamé son innocence, demeure en liberté sous conditions d’ici à son deuxième procès.