Rosalie Berger, Éloi Gilbert et plusieurs de leurs camarades ont embrassé la cause mardi.
Rosalie Berger, Éloi Gilbert et plusieurs de leurs camarades ont embrassé la cause mardi.

«Je porte la jupe» : le mouvement s’étend

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
Le mouvement du port de la jupe par les garçons et les filles ne semble pas s’essouffler dans les écoles secondaires de Granby. Après ceux de J.-H.-Leclerc et du Collège Mont-Sacré-Coeur, les élèves des établissements L’Envolée et Haute-Ville sont eux aussi passés à l’action mardi.

Rappelons que pour critiquer les codes vestimentaires sexistes et promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, plusieurs garçons ont choisi, ces dernières semaines, de porter la jupe à l’école. Comme Éloi Gilbert de L’Envolée pour qui ce coup d’éclat est nécessaire. « On le fait pour deux raisons : dénoncer l’hypersexualisation de la jupe et pour éviter d’associer un vêtement à un genre particulier, dit-il. On en avait parlé en classe avant la création du mouvement, parce qu’on trouvait trop strict le code vestimentaire imposé par certains enseignants. On espère démocratiser le port de la jupe. »

Sa consoeur Rosalie Berger est aussi d’avis qu’en 2020, les vêtements genrés n’ont plus leur raison d’être. Elle précise toutefois que, pour elle, la démonstration de mardi n’était « ni contre un code vestimentaire ni contre un prof », mais plutôt pour soutenir le choix de se vêtir à sa guise.

À L’Envolée, plusieurs élèves — et même quelques enseignants — ont arboré la jupe. « C’est une démarche faite conjointement avec la direction. Il s’agit d’une cause intéressante et adéquate », a commenté le directeur de l’école, Normand Phaneuf.