Guy Auger travaille au centre-ville de Montréal et profite du voyagement pour se détendre.

«Je ne peux plus m'en passer»

« Je m'étais dit que je ne voyagerais jamais en autobus. Mais maintenant, je ne peux plus m'en passer. » Guy Auger a un jour décidé de mettre au panier ses idées préconçues sur le transport en commun. Et aujourd'hui, il s'en porte très bien merci.
Le Bromontois travaille à l'Ordre des dentistes du Québec, dont les bureaux sont situés en plein centre-ville de Montréal. « Je suis rentré à Montréal quelques années avec ma voiture, jusqu'à ce que je découvre qu'il y avait un système d'autobus à Chambly. Durant deux ans, je laissais mon véhicule là et je continuais en autobus jusqu'à Montréal. Je sauvais une demi-heure de temps, plus le stationnement», raconte-t-il. 
Vous devinez bien qu'il a été le premier à sauter sur l'occasion lorsque Limocar a annoncé qu'il allait offrir le service à Bromont. « Je ne déteste pas Montréal. J'ai essayé d'y habiter un an, mais je préfère vivre à Bromont», laisse tomber M. Auger.
« Pour moi, c'est la meilleure solution. Quatre-vingt-quinze pour cent du temps, je suis en ville en une heure. Et je débarque direct au bureau. » Il prend généralement place à bord de l'autocar à 6 h 30 ou 7 h le matin, alors que celui-ci est occupé environ aux trois quarts. À vue de nez, il estime la moyenne d'âge des usagers à environ 40 ans, avec une légère prédominance féminine. Parmi ces visages, de 30 à 40% sont souvent les mêmes d'une journée à l'autre, remarque-t-il.
Le trajet entre Sherbrooke et Montréal - qui inclut notamment Bromont - assure 14 départs par jour dans les deux directions, dont 12 express.
Du temps pour soi
Guy Auger a longtemps profité de ces déplacements pour se pencher sur ses dossiers. Ce temps est révolu. Aujourd'hui, il profite du trajet aller-retour pour s'offrir deux heures de détente, juste pour lui. « J'ai une tablette et je lis La Presse+ et je prends mes courriels grâce au wi-fi. Beaucoup en profitent même pour dormir le matin. »
Il apprécie d'ailleurs le fait que les passagers démontrent beaucoup de respect les uns envers les autres. « Le pire dérangement, c'est le téléphone cellulaire. Mais quand ça arrive, les gens s'avertissent mutuellement », dit-il. Il lui est aussi arrivé à deux ou trois reprises de devoir partager l'habitacle avec un passager en état d'ébriété. « Mais c'est très rare. Je n'ai pas à me plaindre du service. »
Économique
Financièrement, Guy Auger considère qu'il fait une bonne affaire. « Mon comptable estime qu'une automobile standard coûte au minimum 5000$ par année. La passe d'autobus revient à 410,30$ par mois. Avec le crédit d'impôt qui équivaut à 15% du montant, ça revient à payer dix mois sur 12. »