James A. Wilkins brigue la mairie de Lac-Brome.

James A. Wilkins vise la mairie de Lac-Brome

Il y aura une lutte à la mairie à Lac-Brome. James A. Wilkins a annoncé qu'il se lançait dans la course.
Jugeant que le bilan de l'administration de Richard Burcombe est maigre, le candidat dit vouloir faire bouger les choses.
« Je me suis toujours impliqué au niveau de la Ville et il y a certains dossiers que je trouve que ça ne bouge pas assez vite, explique-t-il en entrevue. Je trouve qu'on administre trop à la petite semaine et je pense qu'à un moment donné, il faut que ça bouge un peu plus. Alors, j'ai décidé de plonger. »
M. Wilkins a été impliqué pendant plusieurs années auprès de Renaissance lac Brome, dont huit à titre de président. Pour lui, le plan d'eau est une source de préoccupation importante.
 « Le barrage au centre-ville a été endommagé il y a plus de 10 ans et on n'a même pas encore de plan pour le remplacer. La population a hâte que ça se fasse, soutient-il. La seule chose qui a été faite, au niveau du barrage, c'est que l'ancienne administration (de Gilles Decelles) l'a fait reclassifier basse capacité parce qu'il était classé haute capacité. Rénover un barrage de haute capacité aurait coûté beaucoup trop cher. »
En contrepartie, en en faisant un barrage de basse capacité, la surface d'eau en amont s'est couverte de végétation, ajoute-t-il.
Pour rénover une telle structure, il faut notamment de l'espace pour la machinerie. « La Ville a dernièrement acheté un petit centre d'achats pour le démolir [et faire de la place]. C'est une très bonne chose à faire parce que la majorité des locaux étaient vides. Il y a eu un très gros changement au point de vue du marché au détail », enchaîne-t-il. 
Une autre préoccupation de M. Wilkins est justement les difficultés financières que connaissent les commerçants. Il suggère donc d'agrandir le parc à côté du barrage « afin de permettre la tenue de plus gros événements. »
Le candidat évoque également l'urgence d'attirer les jeunes familles pour assurer la survie des deux écoles. « On a un problème démographique. On a une moyenne d'âge assez élevée de gens au-dessus de 65 ans : 27 %, comparativement à 15,9 % au niveau provincial. À long terme, ça risque d'être problématique pour les écoles. Si on fait un plan incitatif pour attirer les jeunes familles, ça met du temps à se concrétiser. »
Il souligne le manque de logements à prix abordables, ce qui freine l'accueil de jeunes familles.
La famille de M. Wilkins est installée à Lac-Brome depuis cinq générations. Lui-même est revenu s'y établir à temps plein il y a 42 ans. Il s'est depuis engagé auprès de différentes organisations, notamment comme membre fondateur du Club Optimiste en 1980.