Le directeur d’Autobus Granby, Mario Lafontaine, le directeur de l’école, Christian Lacourse, l’intervenante en toxicomanie à J.-H.-Leclerc, Chantale Doyon, une administratrice de l’école, Isabelle Brodeur, l’agente à la prévention division jeunesse du Service de police de Granby, Caroline Garand et absente de la photo, la directrice générale d’Orientation Jeunesse, Thérèse Dion.
Le directeur d’Autobus Granby, Mario Lafontaine, le directeur de l’école, Christian Lacourse, l’intervenante en toxicomanie à J.-H.-Leclerc, Chantale Doyon, une administratrice de l’école, Isabelle Brodeur, l’agente à la prévention division jeunesse du Service de police de Granby, Caroline Garand et absente de la photo, la directrice générale d’Orientation Jeunesse, Thérèse Dion.

J.-H.-Leclerc: des paniers de Noël pour neuf familles

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
L’école Joseph-Hermas-Leclerc mobilise ses partenaires pour la conception de paniers de Noël bien fournis qui seront remis à neuf familles dans le besoin. Une action qui s’inscrit dans leur projet à long terme de « soutien alimentaire ».

L’intervenante en toxicomanie et instigatrice du projet, Chantale Doyon, a identifié, avec l’aide du personnel enseignant, des jeunes en situation de « familles nombreuses », comme elles préfèrent les nommer. Elle a ensuite contacté ces familles pour leur demander si elles souhaitaient participer au projet.

Neuf familles ont sauté dans l’aventure et l’école s’est mise à la conception de paniers adaptés aux besoins particuliers de chaque famille : présence d’allergies ou préférence végétarienne, par exemple. Le tout avec un budget d’environ 100 $ par panier.

L’ensemble des denrées sont non périssables, mais Isabelle Brodeur et Chantale Doyon, les responsables du projet, ont pris bien soin d’y ajouter certaines confiseries, comme une bûche de Noël, car « c’est le temps des Fêtes, il ne faut pas l’oublier », insiste Mme Brodeur.

Certains plats qui se retrouvent dans le panier, dont une lasagne congelée, ont été préparés par des élèves de la brigade culinaire, qui se réunissent après l’école une fois par semaine pour apprendre à cuisiner. « Ça crée un sentiment de fierté et d’appartenance à l’école pour ces jeunes qui ont contribué à faire le bonheur d’autres jeunes de l’école », estime le directeur de J.-H.-Leclerc, Christian Lacourse. Orientation Jeunesse de la Haute-Yamaska, Autobus Granby et le Service de police de Granby sont les fiers partenaires du projet.

La genèse du projet

« J.-H.-Leclerc est une école humanitaire, affirme Chantale Doyon. La nouvelle réalité de la pauvreté c’est les deux parents qui travaillent et qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, donc on a des jeunes qui ont faim. » L’école offre un service de dépannage de repas congelés le midi, qui permet aussi de prendre le pouls de la situation à la maison.

Quand la fin du mois approche, l’école organise un « Matin réconfort, qu’on appelle aussi notre déjeuner familial », indique Mme Doyon, durant lequel tous les élèves qui le désirent se font servir un déjeuner avec des aliments santé.

Environ 700 élèves y participent, ce qui permet à ceux qui sont vraiment dans le besoin de passer inaperçus sans avoir à quémander, un élément essentiel à la réussite de l’initiative, selon Mme Doyon.

L’expérience se répète tous les mois, depuis maintenant huit ans. « On sait qu’un jeune qui est bien nourri est plus disponible pour ses études », explique le directeur de l’école, Christian Lacourse.

Il y a trois ans, le projet de « déjeuner collation » servi tous les jours d’examen à la fin de l’année scolaire a également été intégré « pour favoriser la bonne concentration et la réussite scolaire », indique Mme Doyon.

Les intervenants reçoivent des lettres les remerciant de leur geste, « c’est ça notre récompense », conclut le directeur de l’école.