Carole Gatien, Patrick St-Laurent, Éric Nadeau, Éric Tessier, Stéphanie Jetté et Frédérick Bonner ont présenté vendredi le rapport annuel de Granby Industriel.

Investissements records pour les entreprises de la Haute-Yamaska

Les entreprises de la Haute-Yamaska ont réalisé des investissements records en 2017, selon l’organisme Granby Industriel. Les emplois sont aussi en augmentation. Mais le recrutement de la main-d’œuvre demeure un enjeu préoccupant.

C’est ce qui ressort, au 31 décembre 2017, de la dernière enquête industrielle réalisée auprès de 349 entreprises réparties sur le territoire de la Haute-Yamaska, dont les résultats ont été présentés vendredi à l’occasion d’un point de presse.

Les entreprises ont réalisé des investissements totaux de 146,6 millions $ l’année dernière, dont 135,3 millions $ à Granby. Plus de 50 % de cette somme a été allouée à l’achat de machinerie et d’équipement. Il s’agit d’une hausse de 12 % comparativement aux investissements totaux de 2016, qui s’était aussi révélée une année record. Depuis 2010, une croissance des investissements de 99 % a été observée, a noté le directeur, développement industriel au sein de l’organisme, Éric Tessier.

Mêmes données à la hausse au chapitre des emplois. Un gain net de 276 emplois a été enregistré en Haute-Yamaska en 2017. Et les perspectives d’embauche pour 2018 demeurent bonnes, a pour sa part relevé le directeur général de Granby Industriel, Patrick St-Laurent.

« Granby a bien surfé sur la vague de la relance économique qui a démarré il y a quelques années. Les entreprises ont aujourd’hui des carnets de commandes bien remplis », note M. St-Laurent. « Ce qui est marquant en 2017, c’est que tous les secteurs d’activités sont en croissance », renchérit Éric Tessier.

Main d’œuvre
Les difficultés de recrutement de la main-d’œuvre — qui ne sont pas uniques à la région — demeurent toutefois préoccupantes, dans les circonstances. Granby Industriel a ainsi multiplié les initiatives l’année dernière afin de donner un coup de main aux entreprises dans leur démarche.

Un plan d’action en recrutement régional et international de la main d’œuvre 2017-2018 (PARIMO) a entre autres été mis sur pied. L’organisme de développement industriel a augmenté sa présence à des salons et des foires de l’emploi. Des journées de recrutement « Places aux familles », qui visent à convaincre les travailleurs montréalais, dont plusieurs immigrants, à venir travailler, voire s’installer, dans la région, ont été lancées.

Le site Internet Granby-Profitez.com, un autre outil mis à la disposition des employeurs afin de promouvoir la région et recruter du personnel, a permis de recevoir 10 262 C.V. en 2017 pour les 495 offres d’emplois affichées. À l’heure actuelle, quelque 180 postes restent à pourvoir dans le secteur industriel, selon Stéphanie Jetté, conseillère aux industries.

Entrepreneuriat Haute-Yamaska a poursuivi ses démarches auprès des entrepreneurs en devenir. Plus de 100 nouveaux dossiers ont été ouverts au cours de 2017. Plus de 400 interventions ont été réalisées auprès d’entreprises en démarrage. Le Fonds local d’investissement, le programme de soutien aux travailleurs autonomes et le nouveau Fonds filières structurantes ont été mis à profit pour certains. Plusieurs formations et ateliers ont aussi été offerts, énumère Frédérick Bonner, conseiller aux entreprises.

Enjeux
Granby Industriel a réitéré en 2017 ses efforts de prospection et de promotion internationale. L’annonce de l’implantation de l’entreprise française Millet Plastics Group est assurément la bonne nouvelle de l’année en la matière. D’autres nouvelles de ce type, fruits de longues démarches, pourraient d’ailleurs suivre, malgré le contexte économique, relève Éric Tessier.

« La fiscalité américaine est devenue plus avantageuse. Avant, c’était l’inverse. Ça amène une autre dimension au niveau de la réflexion des entreprises étrangères. Il faut composer avec ça. Il faudra voir, selon ce qui va arriver avec l’ALENA, à mettre en place des moyens pour se rendre davantage attractif dans certains créneaux. Ça fait partie des enjeux qu’on aura en 2018 », précise le directeur, développement industriel.