Les installations des fermes Burnbrae à Upton

Investissement de 14,2 M$ chez les fermes Burnbrae d'Upton

On ne fait pas d’omelette sans casser d’œuf et on ne répond pas à la croissance en restant les bras croisés.

Les fermes Burnbrae, qui produisent des œufs liquides à Upton, en Montérégie, l’ont bien compris. L’entreprise familiale investit 14,2 millions de dollars dans l’agrandissement et la modernisation de ses installations de la rue Lanoie, une somme à laquelle Québec contribue à la hauteur de 2,5 M $.

« L’usine d’Upton a connu de multiples agrandissements et il ne faut pas s’arrêter là, a indiqué le député de Johnson et ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, en conférence de presse lundi. Les Hudson [NDLR : famille qui possède l’usine depuis 1983] ont décidé d’investir. »

Un nouveau bâtiment d’une superficie de 37 000 pieds carrés est déjà en construction et doit être achevé en 2020. Il servira à l’entreposage congelé et à abriter des équipements de production et de robotisation.

Dix emplois seront créés, surtout de mécaniciens et d’opérateurs, et l’investissement permettra de consolider les 110 autres « pour répondre à notre croissance pour les prochaines années », a dit Ty Diep, directeur national chez les fermes Burnbrae et responsable de l’usine.

Il se réjouit que les consommateurs aient appris à « démystifier » les œufs qui, contrairement à une croyance répandue, « ne causent pas le cholestérol ». « Les gens en mettent de plus en plus dans leur assiette. »

Le futur bâtiment sera lui aussi soucieux de sa consommation d’énergie et profitera d’un système de récupération de chaleur, de lumières DEL moins énergivores et d’une refonte complète du système de traitement d’eau de l’usine, a précisé Eric Stejskal, vice-président adjoint aux opérations.


’annonce permettra de « répondre à notre croissance pour les prochaines années », a indiqué le directeur national chez les fermes Burnbrae et responsable de l’usine d’Upton, Ty Diep (à droite). « L’usine d’Upton a connu de multiples agrandissements et il ne faut pas s’arrêter là », a dit le député de Johnson et ministre de l’Agriculture, André Lamontagne.

Déménager ?

N’eût été l’appui de l’État et de la communauté locale, l’investissement aurait très bien pu se faire dans une autre des neuf usines des fermes Burnbrae au Canada, a souligné le vice-président exécutif Ted Hudson. 

« Upton, c’est pas bien placé, c’est pas sur nos routes de camion. On a pensé à quelques reprises à déménager à Montréal, Vaudreuil. » Mais la qualité des employés locaux l’a convaincu de rester là. « On en aurait eu pour des années à les remplacer. »

L’embauche est très difficile, a reconnu Ty Diep, « alors on compte sur nos amis les machines ».

Hormis celle de Québec, les fermes Burnbrae ont aussi pu compter sur l’aide de la municipalité d’Upton, qui a donné un terrain, accordé un crédit de taxes foncières et a amélioré son approvisionnement en eau potable pour l’entreprise. « Un placement rentable pour préserver des emplois de qualité et des taxes municipales », a fait savoir la mairesse suppléante, Barbara Beugger.

L’usine est le principal citoyen corporatif de la municipalité de 2106 habitants, a-t-elle rappelé, et est responsable de la « grande santé financière » d’Upton.

Les fermes Burnbrae traitent 3 000 000 œufs par jour à Upton et produisent 90 % de tous les œufs liquides consommés au Québec, que ce soit en épicerie, dans l’institutionnel ou le commercial, notamment pour faire du pain et des omelettes.

« La région peut être fière de compter une entreprise comme celle-là », a dit André Lamontagne­, qui a souligné le travail fait en amont dans cette annonce par l’ancienne ministre de l’Économie, Dominique Anglade.

La qualité des employés a notamment convaincu les dirigeants d’investir à Upton, a souligné le vice-président exécutif Ted Hudson.