S’il est élu, le candidat péquiste dans Iberville Nicolas Dionne compte bonifier les collections des bibliothèques scolaires de sa circonscription.

Investir dans l’éducation, investir dans l’avenir

À l’instar de sa collègue dans Granby, le candidat péquiste dans Iberville, Nicolas Dionne, a lui aussi présenté ses engagements en matière d’éducation.

Comme il l’avait annoncé lors du dévoilement de sa candidature, en juin, M. Dionne place cette thématique au cœur de sa campagne électorale. Le père de cinq enfants a œuvré pendant 18 ans dans le milieu, qu’il dit bien connaître. « L’éducation doit être LA priorité nationale, puisque c’est la pierre angulaire de toute société solide », déclare le candidat.

« Il faut réinvestir après 15 ans de saccage libéral », va-t-il jusqu’à dire, réitérant l’engagement de son parti de soutenir financièrement les écoles, de façon stable et permanente.

« Notre réseau est vraiment mal en point, constate-t-il. Le personnel enseignant et professionnel tient ça à bout de bras, mais les emplois et l’avenir de nos enfants ont été négligés. L’argent n’a pas été au rendez-vous pour nos immobilisations et les services aux élèves. »

La précarité des emplois et les conditions de travail dégradées des professionnels de l’éducation préoccupent Nicolas Dionne. « Au début des années 2000, environ 33 % des emplois étaient précaires ; maintenant, on parle de 44 %, calcule-t-il. J’ai également discuté avec une orthophoniste qui dessert neuf écoles de la commission scolaire [des Hautes-Rivières], faute de moyens. C’est nettement insuffisant pour offrir un service de qualité aux élèves, sans compter que ça épuise les [travailleurs]. Il faut valoriser le personnel enseignant et de soutien. »

Selon le candidat péquiste, l’abolition des commissions scolaires, comme l’a déjà proposé la CAQ, serait « un fléau total ». « Elles permettent une certaine péréquation entre les écoles, en allouant à des écoles de villages qui n’ont pas beaucoup d’élèves des services dont elles ne pourraient pas bénéficier autrement. Sans les commissions scolaires, ces écoles ne pourraient pas survivre », croit-il.

M. Dionne ne s’explique pas non plus l’engagement du parti de François Legault de diminuer les taxes scolaires des contribuables sans toucher à l’offre de services. « Ça défie toute logique comptable à mon avis », commente-t-il.

« Ce n’est pas le rôle d’une école de mettre une fondation sur pied pour financer ses rénovations ou une cour d’école ni aux villes de payer pour ce que l’État devrait financer », renchérit le candidat.

Des livres pour les écoles
S’il est élu, M. Dionne compte regarnir les collections des bibliothèques scolaires de sa circonscription, une initiative qu’une ancienne députée péquiste de la circonscription, Marie Bouillé, avait mise en place pendant un certain temps. « On compte allouer une partie du budget de la circonscription pour acheter des livres, explique le candidat. La lecture est la base du développement scolaire et cela viendrait répondre à un besoin. C’est un bel engagement que je réaliserais avec plaisir. »