L’équipe de support aérien du Service de sécurité incendie de Bromont-Brigham-St-Alphonse est maintenant en service.

Intervenir du haut des airs

Le Service de sécurité incendie de Bromont-Brigham-St-Alphonse vient d’ajouter une corde à son arc. Il dispose maintenant d’une équipe formée pour offrir du support aérien sur son territoire. Ses services sont aussi proposés aux municipalités des MRC de La Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi.

La mise en place de la nouvelle unité composée de quatre pilotes accrédités par Transports Canada s’inscrit dans la volonté du Protecteur du citoyen d’évacuer des victimes en milieu isolé. Bromont a obtenu une subvention de 140 000 $ afin d’améliorer ses services d’intervention dans un tel environnement.

Les sentiers hors route ont été balisés, l’équipe de sauvetage hors route a été équipée et l’équipe de support aérien a été créée. Trois drones et caméras, notamment thermiques, ont été acquis.

L’équipe de pilotes, officiellement en service depuis la semaine dernière, pourra être déployée sur les lieux de diverses interventions : accident ferroviaire, glissement de terrain, recherche en forêt, incendie industriel, sauvetage en hauteur ou nautique, par exemple. « On aurait pu intervenir lors du déraillement de train à Bolton-Ouest pour identifier le nombre de wagons impliqués et leur emplacement », explique Hugo Brière, directeur du Service de sécurité incendie de Bromont-Brigham-St-Alphonse.

La Voix de l’Est a assisté à une démonstration offerte mardi par les pilotes et pompiers Vincent Chavigny et Jean-Luc Tremblay dans le stationnement de la centrale de traitement des eaux.

Une ancienne ambulance a été offerte au service et réaménagée pour accueillir tous les équipements de la nouvelle unité. On retrouve entre autres un grand téléviseur sur lequel les images captées par le drone sont diffusées en direct. « On stationne le véhicule près du poste de commandement et la personne responsable de l’intervention peut voir les images qui sont projetées à proximité », explique M. Brière.

Pendant qu’un pilote manœuvre le drone, un observateur, qui est aussi un pilote, est aux aguets. Il garde un œil attentif sur l’appareil en vol et signale tout obstacle potentiel, comme les oiseaux. Le drone peut parcourir une distance de sept kilomètres à partir de son point de décollage et voler à une vitesse maximale de 75 km/h.

Lors de la démonstration, le drone a capté différentes images — qui peuvent être enregistrées —, dont celles du nouveau chalet construit au sommet du mont Brome. La caméra permet de s’approcher au point où on aurait pu voir des skieurs présents dans le bâtiment !