Les intervenants psychosociaux qui oeuvrent au Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Yamaska (CSSSSHY) ont lancé un cri du coeur cette semaine, indiquant être au bout du rouleau, alors qu'ils ont vu leurs responsabilités s'accroître pendant leurs heures de garde le soir, la nuit et le week-end.

Intervenants psychosociaux au CSSS de la Haute-Yamaska : crise autour des heures de garde

Les intervenants psychosociaux qui oeuvrent au Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Yamaska (CSSSSHY) ont lancé un cri du coeur cette semaine, indiquant être au bout du rouleau, alors qu'ils ont vu leurs responsabilités s'accroître pendant leurs heures de garde le soir, la nuit et le week-end. Une pratique qui, bien que permise par leur convention collective, les amène au bord de l'épuisement, disent-ils. Des négociations sont toutefois en cours entre la direction du CSSS et les intervenants ainsi que leurs représentants syndicaux pour tenter de trouver des solutions. Une rencontre est d'ailleurs prévue à ce sujet demain après-midi.
Depuis de nombreuses années, les intervenants psychosociaux qui travaillent au CLSC et à l'hôpital de Granby effectuaient déjà des gardes sur ces plages horaires. Mais ils n'étaient appelés que dans les cas de victimes d'agression sexuelle ainsi qu'auprès des patients amenés contre leur gré, car ils représentent un danger pour eux-mêmes ou pour autrui, communément appelés dans le milieu les P-38.
 Or, depuis le mois de janvier, les intervenants de garde sur ces périodes sont également appelés pour tous les cas nécessitant un suivi étroit, qui sont bien souvent des patients aux idées suicidaires. Des cas qui surviennent évidemment beaucoup plus fréquemment. Auparavant, ces patients étaient retournés à la maison et transférés aux services de jour ou, dans les cas plus sévères, gardés à l'hôpital pour leur sécurité et dirigés en psychiatrie.
Tous les détails dans notre édition de mercredi